Cinéma En septembre dernier, Sunset fut l’une des déceptions de la 75e Mostra de Venise. Très attendu après Le Fils de Saul, László Nemes n’a en effet pas fait l’unanimité avec son second long métrage. Au lendemain de la projection officielle, on rencontre donc un jeune cinéaste hongrois un peu sur la défensive, tout en étant certain de son talent. La déception tient en partie au fait que, dans Sunset, Nemes semble déjà se répéter, reprenant le même système que dans Le Fils de Saul. Et notamment cette volonté de se cantonner à la stricte perspective d’un seul personnage sur l’histoire. "Je suis vraiment intéressé par l’expérience subjective, passionnante en art mais qui n’est pourtant quasiment pas relayée par le cinéma, qui tend toujours plus vers l’objectivité, défend le cinéaste. La caméra peut aller partout désormais. Avec les effets spéciaux, on peut tout créer ; il n’y a plus de limites. Et l’on s’éloigne du point de vue unique, qui est pourtant la seule façon dont chacun voit le monde."

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