Cinéma

En septembre dernier, Laurent Lafitte accompagnait Sébastien Marnier sur le Lido de Venise pour présenter L’Heure de la sortie (*), un thriller glaçant dans lequel il incarne un professeur remplaçant faisant face à une classe d’adolescents surdoués inquiétants, qui semblent ourdir en secret un plan machiavélique. Beau gosse, souriant, l’acteur de 45 ans a gardé des airs d’éternel adolescent. Même s’il trouve la jeunesse d’aujourd’hui beaucoup plus inquiète face au futur que ne l’était la sienne.

Qu’est-ce qui vous a attiré vers ce film ? Le regard assez désespéré sur une jeunesse ultra-lucide face à l’avenir ?

Je ne trouve pas le film désespérant sur la jeunesse mais plutôt sur ma génération et celle d’avant. Car on est responsable du monde qu’on laisse aux jeunes. En tout cas, ce que j’ai aimé dans le scénario, c’est l’efficacité du thriller, du film de genre, que j’adore, avec lequel j’ai grandi et que je ne considère pas du tout comme un genre mineur. Il y a un suspense, on a envie de savoir et on est vraiment en empathie avec mon personnage. Comme lui, on déteste ces gamins, on les trouve antipathiques, menaçants. Je n’arrivais pas du tout à voir où allait le film ; je me demandais vraiment dans quoi on s’embarquait. Et, à la fin, il y a ce twist, qui en fait un film politique, militant même. J’ai trouvé ce mélange des genres très intéressant.

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