Une nouvelle adaptation en dessin animé du classique de Noël du Dr Seuss.

Retiré dans sa caverne, au sommet de sa montagne, le Grinch est bien décidé à ne pas mettre un pied à Chouville durant la période des fêtes. Depuis toujours, cet ermite grincheux est en effet allergique aux décos de Noël, sapins enguirlandés, cadeaux joliment emballés et autres chants de circonstances. Bref, il ne supporte pas l’esprit de Noël et sa générosité dégoulinante. Pourtant, son chien Max, le seul être auquel il fait montre d’un peu d’affection, lui fait remarquer que les armoires sont vides, qu’il n’y a plus rien à manger… Obligé de se confronter à son pire cauchemar et aux souvenirs lointains de son enfance, le Grinch décide de se venger et de voler Noël aux habitants de Chouville !


Classique de la littérature jeunesse publié en 1957 par Theodor Seuss Geisel, alias le Dr Seuss, très populaire auprès des jeunes Américains, la nouvelle Le Grincheux qui voulait gâcher Noël reprend vie au grand écran après une première version en dessins animé en 1966 et le film de Ron Howard avec Jim Carrey en 2000. Pour cette adaptation fidèle, les studios Universal ont fait appel au duo Yarrow Cheney et Scott Mosier. Pro de l’animation, ayant notamment bossé sur la série Moi, moche et méchant et réalisé Comme des bêtes en 2016, le premier apporte son savoir-faire technique, dans un film vif et coloré assez proche de l’esprit du Dr Seuss. Pote de Kevin Smith - il a bossé avec lui sur Clercks ou Dogma -, le second est censé amener une part de mauvais esprit au personnage du Grinch, cet horrible misanthrope. Mais tout cela reste quand même fort gentil et consensuel…

Si le film est plutôt sympathique pour les plus petits, parfait pour un après-midi en famille devant la télé le 25 décembre par exemple, on préférera quand même voir et revoir la meilleure adaptation (car totalement illégitime) de la fable du Dr Seuss : L’Etrange Noël de Mr Jack de Tim Burton… Un classique auquel ce Grinch multiplie d’ailleurs les clins d’œil visuels appuyés, mais aussi mélodiques. Rien d’étonnant puisque la musique ici aussi signée Danny Elfman…

Réalisation : Yarrow Cheney&Scott Mosier. Musique : Danny Elfman. Avec les voix de Benedict Cumberbatch, Pharrell Williams (VO) et de Laurent Lafitte (VF). 1 h 26.

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