Depuis qu’elle est toute petite, June passe des heures avec sa mère à imaginer le parc d’attractions le plus génialissime qui soit. Il lui suffit de souffler à l’oreille de son petit singe en peluche que sa nouvelle attraction voie le jour. Si la maison est encombrée de manèges miniatures, la petite en est sûre : quelque part, au pays de leur imagination, le Parc des Merveilles existe bel et bien. Mais quand sa maman entre à l’hôpital, June perd le goût de jouer et remise au placard ses rêves d’enfant… Jusqu’à ce que, sur le chemin pour la colonie de maths ("20 kilomètres carrés, ça use, ça use…"), la gamine fasse l’école buissonnière et, dans une forêt, passe de l’autre côté du miroir…


Affichant clairement ses références (d’Alice au Pays des Merveilles au Voyage de Chihiro), ce nouveau film de Paramount Animation aborde les thèmes de l’enfance, de l’imagination et de la peur de la mort de façon plutôt ludique - on est loin de l’angoisse profonde qui plane chez Miyazaki. Pas question en effet de faire vraiment peur aux jeunes spectateurs. Si le produit semble si stéréotypé, c’est peut-être par la nature même du projet. Après Jimmy Neutron, un garçon génial en 2001 et La ferme en folie en 2006, Le Parc des Merveilles est en effet le troisième film produit par la chaîne jeunesse Nickelodeon pour lancer un nouveau dessin animé. Confié au studio d’animation espagnol Ilion Animation (déjà derrière Mortadelo and Filemon : Mission Implausible), ce petit conte gentillet plaira sans doute aux plus petits par l’esthétique des personnages façon poupées (grosses têtes, yeux immenses et petits corps). Ils seront surtout sensibles au côté merveilleux de ce parc d’attractions tout droit sorti de l’imagination d’une enfant de leur âge...

Le Parc des Merveilles / Wonder Park Dessin animé De David Feiss Avec les voix de Marc Lavoine, Sarah-Jeanne Labrosse… Durée 1h26.

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