"Je ne m'en suis toujours pas remis, c'était une expérience fantastique", a-t-il déclaré lundi dans De Ochtend sur Radio 1. "Sound of Metal" retrace la vie d'un batteur de heavy metal, campé par le rappeur Riz Ahmed, et confronté à la perte de son audition. Le film, réalisé par l'Américain Darius Marder, a été coproduit par la société belge Caviar, basée à Malines.

Le long-métrage a remporté deux Oscars: celui du meilleur montage et celui du meilleur son. Ce dernier est une particulièrement belle récompense, puisque le film parle de la surdité du personnage principal. "Tout est raconté avec le son, notamment la façon dont le personnage principal ressent le monde avant et après sa perte d'audition", explique M. Hamelinck. "Il y a eu beaucoup de travail pour bien capturer le son intérieur et cela a été récompensé."

Le film "Nomadland" est le grand gagnant de la cérémonie avec trois Oscars (meilleur film, meilleur réalisateur et meilleure actrice). Un choix justifié, selon M. Hamelinck, bien que 5% de cet Oscar soient, d'après lui, dus à sa société de production. Le précédent film de la réalisatrice Chloe Zhao a été produit par Caviar et au dire de M. Hamelinck, Mme Zhao a pu réaliser "Nomadland" grâce à cette production.

En raison de la pandémie de coronavirus, la 93e cérémonie des Oscars s'est tenue à Los Angeles et non à Hollywood, en avril au lieu de février. L'audience était également très réduite cette année afin de respecter les règles sanitaires et la distanciation sociale. "C'était malgré tout très agréable", a affirmé M. Hamelinck. "Vous pouviez facilement discuter. C'était un peu comme une fête chez quelqu'un qui aurait une très grande maison".

Une after party a également eu lieu à l'issue de la cérémonie, même si, cette année, elle était de moindre envergure par rapport aux années précédentes: elle a duré une heure et demie et était limitée à 30 personnes. Selon Hamelinck, les participants étaient principalement des personnes qui avaient travaillé avec lui sur "Sound of Metal". "C'était très agréable de pouvoir conclure ainsi après trois ans de travail. C'était la plus belle des fins que nous pouvions imaginer", a ajouté le producteur.