Le serpent a une mémoire d'éléphant
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Cinéma

Le serpent a une mémoire d'éléphant

F. Ds

Publié le - Mis à jour le

Le premier film d'Eric Barbier, en 1991, ne fut pas un succès mais un échec. Pourtant, on se souvient encore du "Brasier", car cet essai ambitieux sur la mine, tourné à Charleroi, avait alors l'étoffe des néo-baroques, s'inscrivait dans la ligne du "Grand bleu" de Luc Besson, dont il empruntait l'acteur principal Jean-Marc Barr et le chef opérateur Thierry Arbogast.

L'homme a donc mis 15 ans pour s'en remettre, des années qu'il n'a pas vraiment mises à profit pour évoluer. Il est vrai qu'il s'est recyclé dans la pub et il nous vend ici un thriller d'entrée de gamme, prix plancher.

COMPTE À RÉGLER

Alors qu'il est mal embarqué dans une procédure de divorce, un photographe de lingerie se fait piéger par un mannequin. C'est à ce moment que surgit une vieille connaissance du collège qui le tire d'embarras. Momentanément, car ce type n'est pas réapparu dans sa vie par hasard, mais pour solder un vieux compte à régler entre eux une addition devenue lourde vu les années d'intérêts.

Le scénario est tellement basique et les personnages tellement unidimensionnels que Barbier s'appuie plutôt sur des images-chocs, un montage haché et une musique stridente pour tenir la tension. Clovis Cornillac incarne le méchant serpent qui s'enroule autour de la victime avec la subtilité d'un Sylvester Stallone. Quant à Yvan Attal, il fait ce qu'il peut et en prend plein la tronche pour faire exister son personnage aux abois. Pierre Richard n'a pas fait le bon choix en acceptant, pour une fois, un personnage à contre-emploi.

Surligné, lourd, simpliste, "Le serpent" multiplie les gesticulations pour effrayer, mais il ne fait jamais vraiment peur. C'est que tout le monde sait qu'il est en plastique et que les personnages sont des marionnettes.

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