"Les aventures de Spirou et Fantasio": La daube de la semaine

F.Ds Publié le - Mis à jour le

Cinéma

Pourquoi ça ne marche pas les adaptations de bandes dessinées belges au cinéma ? Chacun a son idée sur la question. Une explication parfois avancée est la trop grande proximité du film avec un album considéré comme un story-board par le réalisateur.

Voilà bien une hypothèse qui ne résiste pas à la vision des "Aventures de Spirou et Fantasio". Vous retirez l’habit de groom à Spirou, vous changez le nom de Fantasio en Bismuth, Zorglub devient Zivereer, et on ne pense jamais aux héros de Franquin. C’est qu’on est à des lieues de sa fantaisie, son humour, sa nervosité, son univers, ses inventions, son génie.

Où est-on exactement ? Pas dans un album de "Spirou et Fantasio", le récit ne se réfère à aucune de leurs aventures et n’est jamais dans le ton de la série. Il emprunte juste les noms des personnages et basta ! Ainsi, Spirou est ici un pickpocket utilisant le costume de groom pour s’introduire dans les palaces. Alexandre Coffre, c’est évident, n’a jamais ouvert un Spirou; il lorgne sur un pastiche d’une série B d’aventures ou d’un feuilleton pour jeunes des premières années de la télé.

Soit, deux journalistes, un gars une fille, concurrents et amoureux, à la poursuite d’un mycologue - Champignac (Christian Clavier) - enlevé par Zorglub, un savant foufou qui veut devenir maîmaître du monde. L’intention est de faire rire mais malgré les efforts constants et touchants d’Alex Lutz, on n’y arrive pas. On dit d’aventures, car bien que ce long métrage soit totalement dépourvu de suspense, il se déroule dans d’exotiques décors de pacotille.

Pour amateur de film insignifiant, ni marrant ni palpitant, mais court.

© D.R.

F.Ds Réalisation : Alexandre Coffre. Scénario : Juliette Sales, Fabien Suarez, Alexandre Coffre. Avec Thomas Solivérès, Alex Lutz, Ramzy Bedia, Géraldine Nakache, Christian Clavier… 1h28.

F.Ds

A lire également

Ailleurs sur le web

Les + consultés de la semaine

cover-ci

Cover-PM

Facebook