Les Groseille à Monte-Carlo

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F.Ds

Publié le - Mis à jour le

Les Groseille à Monte-Carlo
© D.R.

Le public veut des comédies, toujours des comédies, rien que des comédies. C’est pas rigolo quand on n’a plus d’idées comme Olivier Baroux. Alors, on fait comme Ducobu, on copie sur un succès. On lui fait une petite suite. A "La vie est un long fleuve tranquille", par exemple.

On reprend les Groseille, on les fait jouer au Lotto, ils gagnent le gros lot, et ils déménagent à Monaco. Attention, on fait gaffe de ne pas les appeler les Groseille ! Ni même les Framboises ou les Ananas. Non, ce sera les Tuche, car "Un pour Tuche, Tuche pour un". Et pas de spaghetti le mardi. Ce sera des frites du samedi au samedi. Ils ont d’ailleurs installé un fritkot à côté de leur piscine.

Le défi pour les Tuche, c’est évidemment de s’intégrer, de passer inaperçus dans leur nouvel environnement. C’est pas bien compliqué, on achète une grosse bagnole et on se paie n’importe quoi chez Chior ou chez Danel, du moment qu’un myope sans lunettes peut lire la marque des fringues. Pour le reste, c’est bienvenue chez les nouveaux ploucs. Malheureusement, Baroux ne s’intéresse guère aux sportifs, aux fraudeurs, aux escrocs accrochés au Rocher comme des moules. C’est dommage, car c’est la confrontation de classes qui donnait tout son sel au film de Chatilliez. Le sel, ici, c’est juste pour les frites. C’est pas un coup à gauche, un coup à droite, c’est tous les coups pour péquenots : Jeff Tuche en entraîneur de l’AS Monaco aussi futé que Leekens, Cathy bobonne Tuche, mamie Suze (qui n’en tuche plus une). Sans oublier les enfants, Wilfrid, surnommé Tuche Daddy, Stéphanie, qui se prend pour Paris Hilton, et le petit Donald Tuche, le surdoué de service.

Jean-Paul Rouve est carrément mauvais, limite nauséabond, et Isabelle Nanty, pathétique. Voilà qui ne fait pas plaisir à écrire.

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