Cinéma Joséphine de Meaux et le syndrome du "mono".

Dans une station de sports d’hiver, un jour d’épais brouillard, le grand écran peut constituer une option pour l’amateur de glisse en manque. Et une niche, un public cible pour un producteur. Pas besoin d’un scénario élaboré, d’acteurs connus, on a déjà le décor et quelques belles taules, ça fait toujours rire. Il faut juste prévoir une allusion aux Bronzés et une idée.

Joséphine de Meaux en avait une, celle du "syndrome du moniteur". Il est beau, il est bronzé, il est marrant, il est un dieu qui vous indique la route à suivre, avec style. Mais, à l’âge de dix ans, cette semaine de nirvana, peut provoquer un traumatisme dont on ne se remet jamais.

Pour donner vie à son pitch, Joséphine de Meaux a prévu une femme "mannequin jambes", son mari qui s’essaie au skateboard, leur gamin perturbé par sa sexualité et, bien sûr, leur fille amoureuse de son mono. En bonus, elle a imaginé un détenu auquel la femme "mannequin jambes" rendait visite en prison. C’est un ex-drogué qui a solutionné son problème d’assuétude en supprimant son dealer.

Voilà, le film peut commencer, mais pareil à un tire-fesses un jour de panne, il ne démarre jamais. On a une pensée pour le monteur qui s’est démené pour bricoler une histoire avec le matériel dont il disposait. C’est sans doute regardable à Val Thorens ou La Plagne après une tartiflette bien arrosée. En Belgique, les cinémas d’Ovifat et de la Baraque de Fraiture sont en stand by.

Les petits flocons Comédie De Joséphine de Meaux Scénario Joséphine de Meaux Avec Joséphine de Meaux, Grégoire Ludig, Gustave Kervern Durée 1h 25