À la veille de l’ouverture de sa première boutique à Notting Hill avec sa meilleure amie Isabella (Shelley Conn), Sarah, pâtissière de talent (Candice Brown, une vraie pâtissière vue dans une téléréalité anglaise), meurt dans un accident de vélo. Dévastée, sa fille Clarissa (Shannon Tarbet) n’a d’autre choix que d’aller s’installer chez sa grand-mère Mimi (Celia Imrie), à qui elle n’a plus parlé depuis des années. Alors qu’Isabella est sur le point de céder le bail à de jeunes entrepreneurs désireux d’ouvrir un bar à vins, la jeune fille la convainc, en mémoire de sa mère, d’ouvrir ensemble la pâtisserie dont celle-ci avait rêvé. Dans l’aventure, elles emmènent Mimi, ainsi que Matthew (Rupert Penry-Jones), excellent pâtissier en provenance d’un restaurant étoilé et ancien petit ami de Sarah. L’enthousiasme et la bonne humeur sont de mise. Pourtant, le jour de l’ouverture, la pâtisserie "Love Sarah" n’attire pas les clients…


Clichés pâtissiers

Avec un film sur la pâtisserie, on pouvait s’attendre à une indigestion de sucre. On n’est pas déçu… Dédié à sa mère disparue, le premier long métrage d’Eliza Schroeder choisit la comédie pour aborder la question du deuil. Avec beaucoup de chaleur, la jeune cinéaste anglaise met en scène une belle histoire d’amitié entre trois femmes de générations différentes, réunies par la mémoire d’un être cher.

Le propos est noble, la sincérité évidente, les comédiens attachants - les amateurs d'Indian Palace seront ravis de retrouver Celia Imrie. Malheureusement, Love Sarah n’évite absolument aucun cliché du genre, ne se permet aucune audace. La seule chose qui éveille l’appétit, ce sont les pâtisseries elles-mêmes, réalisées par les équipes du génial Ottolenghi. Et qui, elles, donnent sacrément envie d’aller s’attabler dans sa jolie boutique de Notting Hill…

© D.R.

Love Sarah Comédie dramatique De Eliza Schroeder Scénario Jake Brunger, Eliza Schroeder & Mahalia Rimmer Avec Shannon Tarbet, Shelley Conn, Celia Imrie… Durée 1h37

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