Cinéma Le réalisateur du documentaire, Jean Libon, a remercié "la justice de Bruxelles qui nous a ouvert ses portes complètement".

C'était notre plus grosse chance de victoire et cela s'est confirmé. Visionné par 230 000 spectateurs en salle, Ni Juge ni soumise a décroché le César du meilleur documentaire. Et cette fois, contrairement aux Magritte, la juge Anne Gruwez ne s'est pas contentée d'assister à la cérémonie. Elle a accompagné Yves Hinant et Jean Libon sur scène. "Je veux remercier la justice de Bruxelles, qui nous a ouvert ses portes complètement, a lancé Jean Libon. On a adoré. La prochaine fois que j'irai en prison, je pense qu'on sera libéré immédiatement. Et je tiens à remercier Anne."
Tunique grise sur un pantalon de training, collier vert autour du cou et rouge autour des chevilles, la juge d'instruction a pris la parole: "Le dernier mot est pour moi. Pour remercier de tout mon coeur ceux qui nous ont entourés. Ils ont un avenir grâce à nous si nous le voulons avec eux."
Pas la moindre pique pour le juge Hennart, qui l'avait pourtant égratignée plus d'une fois publiquement. Classe.