Première scène. Mr et Mrs Radner sont au lit. Mr Radner aime dire qu’il est un vocal lover. Et comment qualifier Mrs qui rote comme si elle venait de vider trois canettes de Coca pour dégueuler ensuite sur son mari ?

Deuxième scène. Mr Radner quitte le trône puis y retourne car, nous apprend-il, quand il est stressé, c’est toujours deux fois.

Troisième scène. Pourquoi Mr Radner est-il stressé ? L’arrivée d’un couple d’acheteurs de sa villa. Pour rappel dans "Nos pires voisins 1" la maison d’à côté était occupée par des étudiants qui ont passé l’année à faire la teuf, nuit après nuit. Les Radner cherchent donc à vendre. En pleine visite, leur gamine surgit serrant dans les mains un jouet. Un godemiché, plutôt.

Vraiment envie de voir la quatrième scène de ce film comme les fabrique Hollywood sous l’étiquette : "comédies libérées" ? Juste régressives ! C’était des garçons dans le premier épisode, ce sont des filles dans le deuxième; l’objectif, lui, reste inchangé : teuf, teuf, teuf. Chez les Radner, c’est reparti pour une année scolaire à mettre des bâtons dans les teufs des voisines. Dans deux ans, celles-ci seront-elles remplacées par des musiciens de hip hop ? Dans quatre par des barakis ? Dans six, par des Martiens ? Vous ne le saurez pas en lisant ce journal car on déménage de salle et on jette la clef de cette franchise dans la fosse septique où macère le prochain scénario.


© IPM
 Réalisation : Nicholas Stoller. Avec Seth Rogen, Zac Efron… 1h 33