Cinéma

Il est à l’heure, il est accueillant, il est concentré, il est discret. Dans ce bistrot du Sablon, personne n’a remarqué ce jeune homme, très fin, à l’œil vif, qui est un des acteurs en vue du cinéma français depuis sa révélation césarisée dans Yves Saint Laurent de Jalil Lespert.

Il est à l’aise dans la comédie romantique, 20 ans d’écart avec Virginie Efira, comme dans le drame, ce sublime Frantz de François Ozon. Il semble toutefois avoir une spécialité, le biopic. Après Yves Saint Laurent, il fut Romain Gary (La Promesse de l’aube) et Philippe Cousteau, le fils du commandant (L’Odyssée).

Depuis cette percée sur grand écran, il a quitté la Comédie-Française, lui qui fut pourtant le plus jeune pensionnaire de l’histoire de la maison de Molière, recruté par Muriel Mayette dès sa deuxième année de Conservatoire. Le sentiment, sans doute, de ne pas tout faire à fond.

Dans "Sauver ou périr", il incarne Franck, un sapeur-pompier de Paris. Il vit dans une caserne avec sa femme et ses jumelles. Lors d’une intervention, il est grièvement blessé en sauvant un de ses hommes. Il se réveille dans un centre de traitement des grands brûlés.