Cinéma

Marvel, c’est un peu comme Danone, toujours le même produit, qu’il faut accommoder à tous les parfums et sans cesse diversifier pour relancer la consommation.

Alors voici le New Spider-Man New Generation, le Spider-Man animé, disponible en costume classique et en new costume black, les deux pour le même prix pendant la période promotionnelle.

Évidemment, comme l’idée est de multiplier les épisodes jusqu’à l’écœurement, on commence donc par le début, la naissance de ce new Spider-Man, et on en garde sous le collant. Soit, un jeune Black - le succès de Black Panther a ouvert un nouveau marché - est piqué par la fameuse araignée alors qu’il est en plein tag dans le métro. Tout le monde connaît la suite, il va devoir sauver New York menacé, cette fois par un gros caïd qui en veut au continuum spatio-temporel de Big Apple.


Vu que c’est la première fois qu’il sauve le monde, new Spider-Man sollicite l’aide d’autres super-héros, c’est très tendance, actuellement, dans les marveleries. Pourtant, ce n’est pas bien compliqué. Il suffit d’introduire une clef USB dans le collisionneur et la fin du monde est reportée au prochain épisode.

Hé bien, ça va prendre des plombes, une bonne centaine de minutes très très pénibles, dans tous les sens, mais surtout le sens douloureux. Il s’agit d’un bombardement visuel stroboscopique permanent de personnages hideux et de couleurs criardes, en imitation Pop Art. On ne peut y échapper qu’en fermant les yeux. De toute façon quand ce n’est pas de la baston, c’est la pause dérision et puis on repart avec la baston.

Réalisation : Bob Persichetti, Peter Ramsey. 1h50.

© IPM