La suite, sans surprise, des aventures intergalactiques de Kirk et Spock.

Cela fait 50 ans qu’aux confins de l’univers, l’USS Enterprise tente de défricher de nouveaux territoires. C’est en effet en 1966 que Gene Roddenberry imagina un space opera pour la télévision américaine qui, si la première série ne connut pas un grand succès, a su, au fil des rediffusions, s’attirer une armée de fans irréductibles. Ouvrant ainsi la voie à "Battlestar Galactica" et, évidemment, en 1977, à un certain "Star Wars".

Pour célébrer ce demi-siècle d’existence, le capitaine Kirk et son équipage s’envolent une nouvelle fois au cinéma, dans le troisième volet de cette "Nouvelle génération" lancée en 2009. Appelé à la rescousse par une jeune extraterrestre, Starfleet accepte d’envoyer l’USS Enterprise dans une mission de sauvetage au cœur d’une nébuleuse inconnue. Mais, arrivé sur place, le navire amiral de la flotte de la Fédération des planètes unies est pris d’assaut par un essaim de vaisseaux qui le poussent au crash. Kirk n’a d’autre choix que d’ordonner l’évacuation. L’équipage est fait prisonnier par les hommes de l’infâme Krall, mais Kirk, Spock, McCoy et Scotty sont toujours libres. Et vont tout faire pour empêcher Krall de détruire Yorktown, la station spatiale flambant neuve de la Fédération.

Trop occupé par un autre reboot (celui de "Star Wars"), le petit génie d’Hollywood J. J. Abrams se contente cette fois du rôle de producteur. Il confie la réalisation de ce 13e film de l’univers "Star Trek" à Justin Lin, réalisateur américano-taïwanais connu jusqu’ici pour avoir mis en scène la plupart des "Fast&Furious". Rien à dire, le bonhomme s’y connaît en scènes d’action bodybuildées. Il n’a malheureusement pas le talent de conteur de J. J. Abrams. Désespérément linéaire, l’histoire (cosignée par Simon Pegg, l’acteur britannique qui incarne l’ingénieur Scotty) se révèle rapidement ennuyeuse. Et ce malgré l’intégration de la mort de l’acteur Léonard Nimoy, alias l’ambassadeur Spock. Apprenant sa disparition dans le futur, le jeune Spock (Zachary Quinto) réfléchit à quitter Starfleet pour s’occuper de la Nouvelle Vulcain. Les héros sont décidément fatigués puisque Kirk (Chris Pine) songe, lui, à renoncer à son poste de capitaine de l’Enterprise…

On ne retrouve pas dans "Star Trek Beyond" la profondeur des thèmes abordés par J. J. Abrams dans "Star Trek" et "Star Trek Into Darkness". Dans le premier volet, il s’amusait de façon assez jubilatoire à réinventer les personnages de la série originale, tandis que dans le second, il traitait du terrorisme. Rien de tout cela ici, juste une bonne grosse baston intergalactique - on est loin de l’esprit utopique et scientifique des débuts de la franchise. A 185 millions de dollars, ça fait quand même cher un épisode de série télé gonflé au grand écran…


Réalisation : Justin Lin. Scénario : Doug Jung & Simon Pegg. Photographie : Stephen F.Windon. Musique : Michael Giacchino. Avec Chris Pine, Zachary Quinto, Karl Urban, Zoë Saldaña, Idris Elba… 2h.

Le film sort en version "Barco Escape" à Anvers et Courtrai.