Hulk **

Après Spider-man, X-men et Daredevil, Hollywood poursuit l'exploitation d'un juteux filon, celui des super héros de Marvel. La surprise, c'est de trouver Ang Lee («Wedding banquet», «Tigre et dragon») à la mise en scène de cette grosse machine pour bouffeurs de pop-corn racontant les aventures d'un géant vert colérique. Que peut apporter un réalisateur aussi subtil à un blockbuster? Un peu d'ambiguïté et d'émotion pas trop frelatée avant de satisfaire au cahier de charges: cascades, castagne et effets spéciaux. Avec Eric Bana et la délicate Jennifer Connelly. 2h20 (F.Ds.) (LLC n°226)

I Am Dina **

Entre fantastique, chronique et excès en tous genres, le réalisateur Ole Bornedal dresse le portrait tragique de Dina, jeune femme indépendante de la Norvège du XIXe siècle. Magnifiquement interprétée par Maria Bonnevie, Dina est un être à part qui, après avoir provoqué accidentellement la mort de sa mère, côtoie aussi naturellement les morts que les vivants. A ces côtés, Gérard Depardieu et Christopher Eccleston incarnent deux des hommes qui partageront la vie d'un personnage hors norme. 2h05 (H.H.) (LLC n°233)

Identity **

Avec «Identity», James Mangold donne un souffle nouveau au thriller psychologique, usant de chemins jusqu'alors peu exploités. L'originalité du film tient dans son côté hétéroclite. Le réalisateur mélange en effet les styles pour narrer une histoire de meurtres en série basée sur le principe des dix petits nègres. Soit dix personnages mourant les uns après les autres dans des circonstances de plus en plus inexplicables. Mangold nous tient en haleine jusqu'aux derniers instants pour nous révéler une résolution présente devant nos yeux dès le départ mais bien masquée. Le casting est brillant, avec notamment d'excellents John Cusack, Ray Liotta et Amanda Peet. 1h31. (H.H.) (LLC n°236)

Igby Goes Down **

A dix-sept ans, c'est peu dire qu'Igby en a par-dessus la tête de son environnement bourgeois et privilégié. Plutôt que le «naufrage» familial, et après avoir fait le désespoir de divers établissements scolaires, le voilà optant pour la bohème new-yorkaise, en quête d'un sens quelconque à son existence. Entre «Ghost World» et «The Royal Tenenbaums», «Igby Goes Down» porte un regard acide et savoureux sur un univers en dysfonctionnements: la famille, bien sûr, mais encore l'Amérique. Soit un film finaud tout en ironie distanciée, joliment incarné par Kieran Culkin, Claire Danes et d'autres... 1h37. (J.-F. Pl.) (LLC n°235)

Il più bel giorno

della mia vita **

La réalisatrice Cristina Comencini s'attache à décrypter une les failles tenues secrètes d'une famille italienne moderne. Petit à petit, le voile de l'hypocrisie se lève et les langues se délient. Si la vérité en sort gagnante, c'est souvent au prix de rancoeurs cachées qui refont surface. Servi par une jolie palette d'acteurs (Virna Lisi, Jean-Hugues Anglade,...), le film progresse calmement d'une décomposition de la famille vers sa reconstruction. 1h42. (H.H.) (LLC n°233)

Io non ho paura -

Mêlant au début de son film un quasi néo-réalisme à un fantastique de série B, l'Italien Gabriele Salvatores opte ensuite pour le réel. Il ne réussit ainsi qu'à rendre ridicule son histoire: celle d'un enfant retenu en otage au fond d'un trou dans la campagne étouffante du Sud de l'Italie. Les personnages ainsi que les liens qui se tissent entre eux sont autant de clichés qui nous conduisent à une fin censée être tragique mais qui manque complètement son but. 1h48. (H.H.) (LLC n°232)

Lara Croft Tomb Raider: The Cradle of Life *

La célèbre archéologue Lara Croft débarque à nouveau sur nos écrans. Pour réaliser ce deuxième volet, on a fait appel aux services du Hollandais Jan de Bont, spécialiste du film d'action («Speed»). On y retrouve la plastique parfaite d'Angelina Jolie, toujours plus à l'aise pour courir, sauter, nager, rouler à moto, soit une incarnation idéale de la célèbre héroïne de jeu vidéo. Cette fois, la belle doit déjouer les plans du grand méchant docteur Reiss, sur le point de faire main basse sur la mythologique boîte de Pandore. 1h57. (H.H.) (LLC n°233)

Legally Blonde 2 (La Blonde contre-attaque) *

Surfant sur le succès du premier épisode de «Legally Blonde», les producteurs reviennent à la charge avec un second opus guère enthousiasmant. On retrouve la blonde Elle Woods (la pétillante Reese Witherspoon) là où on l'avait laissée. Comme elle avait dû conquérir Harvard, elle doit cette fois se frayer un chemin à Washington pour faire voter une loi sur l'interdiction des tests sur les animaux. Mais, l'effet de surprise passé, la Blonde a perdu de ses couleurs et ce «Legally Blonde 2» a des airs de pâle copie. 1h35. (H.H.) (LLC n°230)

La Ligue des Gentlemen

Extraordinaires -

Divers héros empruntés à la littérature, de l'Homme invisible à Dorian Gray, du Dr Jekyll à Tom Sawyer, unissent leurs pouvoirs complémentaires dans une ligue afin de contrecarrer le Mal. Séduisant sur le papier, le concept, emprunté à un comic book d'Alan Moore, ne résiste pas aux (mauvais) traitements de Stephen Norrington. On compatit pour Sean Connery et ses petits amis... 1h57. (J.-F. Pl.) (LLC n°236)

Lucky Break **

Depuis «The Full Monty» en 1997, on attendait le second film de Peter Cattaneo. Gardant le même ton mais surtout une structure quasi identique, le réalisateur britannique offre avec «Lucky Break» une deuxième oeuvre un peu trop proche de la première et qui ne réussit de surcroît pas à recréer la même magie. On assiste cette fois à la mise en scène d'une comédie musicale au sein d'une prison, prétexte à une évasion. L'interprétation de James Nesbitt, Olivia Williams et Timothy Spall nous fait néanmoins passer un agréable moment. 1h47. (H.H.) (LLC n°231)

Mariées mais pas trop *

Une grand-mère rompue à ce type d'exercice et sa petite fille unissent leurs efforts pour plumer des naïfs fortunés... De Catherine Corsini, une comédie au ressort non dénué de saveur, mais plombée par diverses fautes de goût et une cruelle absence de rythme. Si Jane Birkin et Emilie Dequenne s'en tirent honorablement (si l'on veut bien admettre que l'une puisse être la grand-mère de l'autre), Pierre Richard et Clovis Cornillac apportent à l'ensemble une bouffée de fraîcheur bienvenue. 1h39. (J.-F. Pl.)(LLC n°233)

Nada Mas *

Employée des postes cubaines, Carla tamponne toutes les lettres. Un jour, elle en ouvre une et se met à embellir son contenu. Réalisateur et scénariste, Juan Carlos Cremata Malberti tient là un formidable sujet pour rendre compte à la fois de multiples aspects de la réalité cubaine et de ses rapports avec l'étranger. Curieusement, il s'en désintéresse complètement pour ne se préoccuper que de la forme, malheureusement kitsch. 1h33. (F.Ds.) (LLC n°237)

Nos enfants chéris *

Pour son troisième film, Benoît Cohen donne à Romane Bohringer son premier rôle comique, aux côtés de Mathieu Demy et de Laurence Côte. Il raconte avec mélancolie les petits aléas de la vie d'une bande de trentenaires et de leurs enfants en vacance. C'est mignon mais sans jamais créer réellement l'intérêt. 1h26. (H.H.) (LLC n°232)

Pirates of the Caribbean: (Les pirates des Caraïbes) *

Walt Disney a eu l'idée de porter sur grand écran l'une des attractions de ses parcs: «Les pirates des Carïbes». Avec l'aide du producteur Jerry Bruckheimer, du réalisateur Gore Verbinski (" The Ring ") et d'un casting pour tous les goûts (Johnny Depp, Geoffrey Rush, Orlando Bloom et surtout la jolie Keira Knightley), Disney ne livre qu'un film à grand spectacle, qui use et abuse de la technique numérique, quitte à ôter toute vie à son univers. Ce «Pirates of the Caribbean» est bien loin de recréer la magie des films de pirates de la grande époque hollywoodienne. 2h13. H.H. (LLC n°232)

Sans nouvelles de Dieu *

L'une est envoyée du Ciel, l'autre de l'Enfer, toutes deux se disputent l'âme d'un boxeur au passé turbulent afin d'équilibrer leurs comptes. Quelques traits savoureux, un argument relativement original, ce film d'Augustin Diaz Yanes vaut surtout par le duo Victoria Abril/Penelope Cruz, interprètes de charme de cette énième version de la lutte entre le Bien et le Mal. 1h55. (J.-F. Pl.) (LLC n°231)

Swimfan *

Ado en classe terminale, Ben Cronin est de ceux à qui le destin a dispensé ses faveurs: le charme, la réussite, une petite amie ravissante, etc... Jusqu'au jour où apparaît Madison, jeune fille énigmatique et sculpturale prompte à jeter sur lui son dévolu... «Fatal Attraction» au collège, il suffisait d'y penser. A défaut d'autre chose, le film renouvelle certains des clichés du film US pour ados, tout en pouvant compter, avec Erika Christensen, sur une comédienne à la plastique intéressante... 1h25. (J.-F. Pl.) (LLC n°233)

Terminator 3: Rise of the Machines **

Douze ans après, le combat entre humains et machines reprend de plus belle: pour abattre John Connor, futur sauveur présumé de l'humanité, Skynet, le réseau de machines, envoie dans le passé la T-X, robot ravissant mais destructeur. Ne reste au bon vieux Terminator qu'à reprendre du service. Revisitant le «mythe» créé par James Cameron, Jonathan Mostow respecte le cahier des charges, non sans faire preuve d'une parfaite maîtrise dans les scènes d'action. A quoi s'ajoute le petit plus: un humour ravageur qu'incarne à merveille un Schwarzenegger inoxydable... 1h49. (J.-F. Pl.) (LLC n°231)

© La Libre Belgique 2003