AU REVOIR

Good Bye,

Lenin! ****

Comment recréer un petit bout d'Allemagne de l'Est au coeur d'un appartement berlinois? C'est à cette question que répond Wolfgang Becker dans «Good Bye, Lenin!». Grâce à une foultitude de petits détails et à la musique de Yann Tiersen, le cinéaste touche le spectateur - et pas seulement allemand - là où ça fait du bien, au coeur de l' Ostalgie. Cette nostalgie de l'Est naît naturellement de nos souvenirs, même si ceux-ci se réfèrent à une réalité que l'on souhaitait voir disparaître. A partir d'une situation cocasse - un fils cache à sa mère la chute du mur de Berlin pour lui éviter tout choc psychologique -, Becker signe un conte brillant en guise d'au revoir touchant à un monde à jamais révolu. 1h58. (H.H.) (LLC n°236)

VISIONNAIRE

The Quiet American ***

Dans le Saigon de 1952, les relations tortueuses entre un journaliste britannique aigri, un Américain idéaliste et naïf en apparence, et une jeune Vietnamienne, maîtresse du premier, objet de toutes les attentions du second. Au-delà du triangle amoureux, un récit policier mais encore, anticipant l'engagement américain au Vietnam, une trame politique aux accents éminemment contemporains. Entre moiteur et torpeur, Phillip Noyce signe un film marqué par la fatalité, sublimé par Michael Caine, phénoménal. Avec aussi Brendan Fraser. 1h41. (J.-F. Pl.) (LLC n°222)

JUSTE

Nowhere

in Africa ***

Adaptant un roman autobiographique racontant l'exil au Kenya d'une famille juive allemande fuyant le nazisme, la réalisatrice Caroline Link opte très judicieusement pour un style tout en sobriété. Elle choisit de nous faire partager une histoire personnelle de déracinement et d'intégration sur fond de Deuxième Guerre mondiale. C'est donc en compagnie d'un couple et de leur fille que l'on vit l'exil, sans nouvelle des siens et en milieu a priori inhospitalier. 2h20. (H.H.) (LLC n°232)

© La Libre Belgique 2003