Il faut de tout pour une réouverture des salles, y compris une resucée des vénérables Tom et Jerry. La pandémie leur a fait rater de peu leur septantième anniversaire sur grand écran (leur baptême du feu à l’écran remonte au 10 février 1940).

Dans leur cas, pas grand-chose de neuf sous le soleil : bagarres et poursuites au programme. Tim Story ne fait pas œuvre de grande originalité dans ce film hybride où les deux Toons antagonistes déambulent au milieu d’acteurs en chair et en os. La souris facétieuse et le chat malchanceux prolongent leurs bagarres délirantes dans un hôtel de luxe. Une manière bien à eux de faire la noce alors que doit se tenir celle d’un couple de VIP.

S’ajoutent à la fiesta le bouledogue Spike, une jolie minette, des éléphants et quelques volatiles. Chloë Grace Moretz tente de mettre bon ordre dans le bazar. Mais quand on cachetonne là-dedans, on a un peu de souci à se faire pour sa carrière.

Les plus jeunes spectateurs trouveront matière à distraction consensuelle, malgré un scénario usé jusqu’à la corde. Les adultes chercheront un os à ronger (un camépo de Droopy en Hannibal Lecter, un clin d’oeil à Matrix), tout en se remémorant avec nostalgie l’inventivité joyeusement anarchique des dessins animés époque Hanna et Barbera et Chuck Jones.

Tom & Jerry Burlesque hybride De Tim Story Scénario Kevin Costello Avec Chloë Grace Moritz, Michael Peña,… Durée 1h41.

© D.R.