Cinéma

Faites le compte : 12 ou 13 jours multipliés par 30 festivals, cela fait plus d’une année passée à Cannes, une année au paradis et en enfer.

Le paradis, c’est le GTL, le Grand Théâtre Lumière et ses 26 marches qui conduisent au temple du cinéma. Un écran de 150 mètres carrés, le Carnaval des animaux de Saint-Saëns quand la séance démarre avec cette sensation unique de découvrir le film en direct, vierge de tout commentaire.

L’enfer, c’est hors du GTL. Écrire à toute vitesse, avoir à peine le temps de se relire. Solliciter les interviews et se prendre des râteaux. Courir aux rendez-vous, poireauter car il y a du retard, stresser de ne pas être à temps à la projo suivante. À Cannes, la séance commence toujours à l’heure. Enfin, jusqu’en 2018. On n’entre plus quand elle a commencé ; de toute façon, il n’y a plus de place. (...)