49 % des sondés n'envisagent pas de reprendre place dans une salle de cinéma même plusieurs mois après la fin de l'épidémie de coronavirus.

Qu'ils soient ou non inferctés par le coronavirus, qu'ils visionnent en continu des films d'horreur ou pas, les propriétaires de multiplexes tremblent tous comme jamais pour l'instant. Et toute l'industrie du cinéma avec eux. Les salles sont fermées, la plupart des blockbusters de 2020 déjà déprogrammés puis reportés à l'année prochaine, et les perspectives d'avenir paraissent terriblement sombres.

Le sondage réalisé par Performance Research et Full Circle Reasearch Co auprès de mille Américains n’est pas de nature à les rassurer. A la question de savoir combien de temps il leur faudrait pour retourner voir des longs métrages sur grand écran après la fin de l’épidémie de covid-19, 49 % ont répondu "plusieurs mois" ou "peut-être jamais". D’évidence, les habitudes du streaming commence à bien s’ancrer dans les mentalités.

Une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule, 28 % des sondés estiment qu’ils iront de toute façon moins dans les multiplexes à l’avenir, contre seulement 15 % désireux de rattraper le temps perdu et d’augmenter leur prélassement dans les sièges confortables des salles. Les autres, eux, ne pensent pas modifier leur comportement.

Face à ces évolutions, les studios se demandent probablement quelle est la meilleure stratégie à développer. Les Américains sont de gros consommateurs de fictions (ils se rendent en moyenne quatre fois au cinéma par an, contre 1,9 fois seulement pour un Belge) et cette désaffection sur le long terme pourrait pousser d’autres Majors que Universal à proposer les œuvres en VOD aux mêmes dates que les sorties en salle plutôt que de les postposer de longs mois avec la perspective de rentrées financières bien en dessous des attentes.

Si plusieurs d’entre eux décident de courir les deux lièvres à la fois, c’est toute l’économie du 7e art qui pourrait en être bouleversée à jamais. Tout ça, à cause du coronavirus...