Le cochon, notre cousin mal aimé

Nouveau Le 4 juin, sort dans la collection "Découvertes" de Gallimard, un délicieux livre de Michel Pastoureau, l’historien spécialiste des couleurs et conteur né. Ceux qui ont aimé son "Histoire du noir" le retrouveront avec plaisir raconter les relations ambivalentes et passionnelles entre l’homme et le cochon. Certaines sociétés l’ont glorifié, d’autres l’ont rejeté comme impur. Wim Delvoye le tatoue. Pastoureau démontre que le cochon, même si le grand singe a un ADN plus semblable au nôtre, est bien notre plus proche cousin. On pille allègrement ses organes pour créer des dizaines de médicaments indispensables à l’homme, pour le foie, la rate, la thyroïde, les ovaires, le sang, etc. Il est aussi indispensable à la chirurgie humaine puisque son cœur et son foie peuvent être transplantés à l’homme. Pour Pastoureau, l’interdit à l’égard du cochon qu’on retrouve chez les musulmans et les juifs ne serait pas dû à des considérations hygiéniques mais à sa proximité même avec l’homme. D’autant que ceux qui ont goûté la chair humaine, lui ont trouvé un fort goût de porc (les "survivants des Andes" en 1972, par exemple). Bannir le cochon serait donc une façon d’interdire le cannibalisme avec nos frères !

Nouveau Le 4 juin, sort dans la collection "Découvertes" de Gallimard, un délicieux livre de Michel Pastoureau, l’historien spécialiste des couleurs et conteur né. Ceux qui ont aimé son "Histoire du noir" le retrouveront avec plaisir raconter les relations ambivalentes et passionnelles entre l’homme et le cochon. Certaines sociétés l’ont glorifié, d’autres l’ont rejeté comme impur. Wim Delvoye le tatoue. Pastoureau démontre que le cochon, même si le grand singe a un ADN plus semblable au nôtre, est bien notre plus proche cousin. On pille allègrement ses organes pour créer des dizaines de médicaments indispensables à l’homme, pour le foie, la rate, la thyroïde, les ovaires, le sang, etc. Il est aussi indispensable à la chirurgie humaine puisque son cœur et son foie peuvent être transplantés à l’homme. Pour Pastoureau, l’interdit à l’égard du cochon qu’on retrouve chez les musulmans et les juifs ne serait pas dû à des considérations hygiéniques mais à sa proximité même avec l’homme. D’autant que ceux qui ont goûté la chair humaine, lui ont trouvé un fort goût de porc (les "survivants des Andes" en 1972, par exemple). Bannir le cochon serait donc une façon d’interdire le cannibalisme avec nos frères ! (G.Dt)

"Le cochon, histoire d’un cousin mal aimé", Michel Pastoureau. Découvertes/Gallimard, 160 pp., env. 13,90 €