Gregory Laurent nommé commissaire général de la Foire du livre

Celui qui a déjà occupé le poste de 2015 à 2020 a été choisi pour succéder à Marie Noble

La Foire du livre de Bruxelles a ouvert ses portes jeudi. Afin de saisir tout le sens de cette édition, nous avons rencontré Grégory Laurent, commissaire général de la FLB. (cameriere ennio)
Gregory Laurent reprend la tête de La Foire du livre de Bruxelles. ©cameriere ennio

Pour succéder à Marie Noble à la tête de la Foire du livre de Bruxelles (elle a été commissaire générale deux années durant), le conseil d'administration a choisi quelqu'un que toute l'équipe connaît bien: Gregory Laurent, qui a occupé le poste entre 2015 et 2020 avant de l'abandonner, à sa demande. Cet echte Brusseleir (ce qu’il revendique fièrement) né à Gand est diplômé de l’Université libre de Bruxelles (relations internationales et arts du spectacle) et du Conservatoire de Bruxelles. C’est à l’université qu’il a découvert le théâtre et commencé à œuvrer à la promotion de la culture auprès des jeunes. Encore étudiant mais déjà militant, il s’est investi dans la mise sur pied du festival "Théâtre ouvert de Bruxelles", l’animation de l’émission "Campus les Arts", la création de l’Opac (Organisation et promotion des arts et de la culture) et l’installation d’un centre culturel éphémère dans l’espace Delvaux. Cette énergie et cet engagement l’ont mené au poste d’adjoint au recteur des affaires culturelles, qui était alors Philippe Vincke.

Penser / panser le monde

Lorsqu'il a quitté le navire pour devenir responsable du service culturel de l'ULB, il avait à son actif la gratuité, ainsi que la rémunération des auteurs. Celui qui se réjouit "de retrouver tous les amis du livre" a été contacté dès l'annonce du départ de Marie Noble. Il se félicite du travail entrepris sous sa direction et malgré le Covid, qui n'a pas permis à la Foire telle qu'on la connaît de se tenir. "Les journées professionnelles et les programmes de médiation envers de nouveaux publics mis sur pied sont très importants pour une institution comme la Foire", nous explique-t-il. "J'aurai à coeur de poursuivre tous ces projets à l'année, dans un contexte où, plus que jamais, le livre est là pour penser/panser le monde." S'il mènera toujours quelques missions pour l'ULB, Gregory Laurent se dit enthousiaste à l'idée d'"aller de l'avant, de consolider les projets existants, et d'en imaginer d'autres".