Que la reine Mathilde ait pris l'initiative de s’adresser ce jour, à 17 heures 15, aux jeunes sur Internet donne la mesure de la gravité de notre situation. Mais elle apporte surtout un souffle d’air et d’intelligence, puisque c’est par le biais de la culture, et plus précisément de la littérature jeunesse, qu’elle a choisi de leur parler.

La reine Mathilde a déjà fait preuve à plusieurs reprises de sa belle connaissance de la littérature jeunesse, et de son goût aiguisé en la matière, comme en témoigne son admiration pour les albums de Kitty Crowther, «notre prix Nobel» de littérature jeunesse, dont elle a lu tous les livres à ses enfants.

Aujourd’hui, en pleine crise du coronavirus, et en ces temps inédits de confinement, elle soutient le Fonds Victor, destiné, précisément, à promouvoir la littérature jeunesse belge, en souvenir de Victor Van de Woestyne, ce grand lecteur trop tôt disparu.

En toute logique, c’est le livre de Marie Colot, Jusqu’ici tout va bien (Alice Jeunesse), qui vient de remporter le prix Première Victor du livre de jeunesse, à la Foire du livre, qui ouvre la danse.

En robe jaune printemps comme les jonquilles qui fleurissent derrière elle, distinguée, douce et réservée, Mathilde explique d’abord aux enfants, en vraie mère de la nation, les raisons de son intervention. Puis entame sa lecture, ou l’histoire de ce garçon qui découvre Rimbaud par hasard, sur un banc. Un vieux livre qu’il prit d’abord pour un portefeuille.

Mais en l’ouvrant, il se prend une claque, dit-il d’emblée: «Je me crois en enfer, donc j’y suis».

«Quel tueur ce Rimbaud!», s’exclame-t-il. La suite est à découvrir, chez soi, dans l’intimité et le confinement de la lecture.

Mais avant de s’en aller, la Reine prend soin de ne pas abandonner les jeunes et leur suggère, la belle idée, d’écrire un journal pour raconter ce qu’ils vivent, leurs émotions, leurs actions. Un journal qu’ils reliront plus tard et qu’il leur rappellera comment ils ont vécu le confinement.

Et surtout, pour prolonger le message de la reine Mathilde, et parce que la lecture à haute voix est la meilleure façon d'encourager les jeunes à la lecture, le Fonds Victor diffusera tous les jours de la semaine à 17 heures, et pendant la durée du confinement, une nouvelle racontée par un comédien, une comédienne belge. 

La première nouvelle, diffusée ce mercredi à 17 heures, sera Le retour de Nat Tiengo d’Alain Berenboom, lue par Damas Geneviève. 

Suivront, le jeudi 26 mars, La boum de John-John de Mathieu Pierloot , lue par Hakim Louk'Man et le vendredi 27 mars, N’a-qu’un-œil et Troizyeux de Gudule, lue par Carole Baillen.

Rendez-vous tous les jours sur les page Facebook/Instagram du Fonds Victor pour découvrir un nouveau texte et un nouvel auteur ! N'hésitez pas à faire passer le message à vos parents/vos ados ! https://www.lefondsvictor.be/