Dan Brown s’en prend au Vatican

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Le Vatican réuni en conclave pour élire un nouveau pape, la résurgence d’une confrérie secrète, un meurtre atroce, une découverte scientifique révolutionnaire: ce ne sont pas des gros titres de quotidien mais les jalons du nouveau roman de Dan Brown, auteur du célébrissime "Da Vinci Code", vendu à 20 millions d’exemplaires dans le monde.

Les lecteurs avisés reconnaîtront les ingrédients qui ont fait le succès de l’écrivain américain, dont le troisième roman, "Anges et Démons", est paru ce mercredi en France avec un tirage exceptionnel (400.000 exemplaires), précisent les éditions Lattès. Pour la première fois, la maison d’édition française s’offre de la publicité grand public, avec une campagne d’affichage dans le métro parisien... Publié en 2000 aux Etats-Unis, "Anges et Démons" devrait connaître une seconde vie grâce à l’aura du "Da Vinci Code", lu par 1,5 million de Français.

Le professeur spécialiste en symbologie religieuse Robert Langdon fait ici sa première apparition, dans une enquête folle qui va ravir les fans du best-seller international alors que ses détracteurs trouveront des défauts analogues à ce melting-pot religio-scientifico-politique.

Réveillé par un mystérieux coup de fil alors qu’il mène une existence tranquille d’universitaire, Robert Langdon se trouve entraîné dans une course contre la montre: le directeur du CERN (Centre européen de recherche nucléaire, qui existe véritablement) découvre un de ses imminents collègues mort, la poitrine brûlée par un étrange mot en caractère gothique, "Illuminati". Convoqué pour apporter ses lumières sur cette secte que tout le monde croyait disparue, Robert Langdon découvre que ces fanatiques de la science, dont Galilée était le membre fondateur (selon Dan Brown), ont dérobé au CERN une découverte scientifique explosive, l’antimatière, et pourraient l’utiliser contre le Vatican, leur ennemi juré.

Entraîné dans un tourbillon d’événements et d’énigmes nécessitant sa connaissance de l’iconologie religieuse, le professeur américain, épaulé par une belle et brillante physicienne italienne, fille du scientifique cruellement assassiné, tentera de déjouer les plans des Illuminati. Ces derniers, aidé d’un redoutable tueur professionnel, aspirent à détruire le Vatican alors qu’un nouveau pape s’apprête à prendre ses fonctions...

Une impression de "déjà vu"? La trame et les ressorts de "Anges et démons" semblent calqués en tous points sur le "Da Vinci Code", si ce n’est l’inverse: la chasse aux énigmes est romaine et non parisienne, l’artiste-clé Le Bernin au lieu de Leonard de Vinci, des fanatiques religieux, un complot et un couple d’enquêteurs improvisé des plus glamour... Le rythme semble plus soutenu et l’intrigue plus sombre que dans "Da Vinci Code" mais il faut, une nouvelle fois, passer outre les incohérences que Dan Brown (qui prétend pourtant passer des heures à se documenter), égrène au cours des chapitres, que ce soit sur les réalités historiques ou architecturales, comme celles de son intrigue qui parfois se contredit. Les lecteurs français pourraient ainsi s’esclaffer en découvrant "Georges Charpak jouant au frisbee sur la pelouse du CERN"... ou les amoureux de la Ville éternelle comprendre que l’auteur confond la fontaine de Trevi avec celle des Fleuves sur la piazza Navona.

AP

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