Ce lundi, à l'achat de La Libre, découvrez notre supplément de 16 pages sur la Foire du Livre.

En littérature comme en séduction, chacun protège ses habitudes, ses préférences, ses faiblesses, ses doutes, ses certitudes ou ses fantasmes inavouables. Cette année, la Foire du Livre de Bruxelles convie ses visiteurs à un flirt un peu particulier. Un peu inattendu aussi. Un flirt flamand. Souvent méconnue et injustement dénigrée, la littérature flamande regorge de pépites. Autant de talents à découvrir. Il n’est jamais trop tard.

Face à des communautés linguistiques qui se déchirent trop régulièrement sur l’autel de la politique, les citoyens peuvent continuer à se tendre les bras, à partager un même livre, une même émotion. Assis dans notre fauteuil, même seul, les livres nous ouvrent au monde, à l’autre, à l’inconnu. Dans un monde effréné qui distrait notre attention, où le silence paraît parfois angoissant, un moment de lecture peut offrir un feu d’artifice d’émotions. Rien ne vaut une subtile et juste métaphore, une phrase merveilleusement équilibrée, un personnage qui nous ressemble, un autre qu’on aime détester, un amour impossible ou une histoire envoûtante. Bref, rien ne vaut les joies des mots qui nous emportent.

Pour les amoureux des livres ou ceux qui ne comprennent pas forcément cette passion, la Foire représente un incomparable lieu d’échanges entre lecteurs, auteurs et éditeurs. De rencontre avec nos écrivains préférés ou avec ceux qui ont le potentiel de les éclipser un jour, d’autres passionnés qui, au milieu d’une allée fort fréquentée, échangent leurs derniers coups de cœur. Ou, tout simplement, de rencontre avec un livre, une histoire, un portrait, une fresque, une époque…

Ignorer la littérature, c’est ignorer ce qui est nécessaire à l’homme.

Un enfant à qui ses parents font le bonheur simple, soir après soir, de raconter une histoire avant d’éteindre la lampe de chevet, est un enfant qui poursuivra cette habitude lui-même. Ainsi, les années passant, il s’ouvrira au monde, aux langues, aux cultures, délaissant les contes de fées pour les romans, les personnages fantastiques pour ceux qui lui ressemblent, les décors connus pour des contrées lointaines… Au fil des livres, l’enfant, l’adolescent ou l’adulte confrontera ses idées avec celles des autres, son expérience avec le parcours d’un étranger… Bref, il se confrontera à lui-même.

Se rendre à la Foire du livre et repartir avec des bouquins plein les bras, c’est se faire plaisir. S’ouvrir. Se grandir.

Le temps d’un flirt avec des mots.


Ce lundi, à l'achat de La Libre, découvrez notre supplément de 16 pages sur la Foire du Livre

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