Franquin est un têtu. Charles Dupuis, le patron, ne voulait plus de Zorglub après les deux albums qui lui avaient été consacrés. Après QRN sur Bretzelburg, Franquin fait son lobbying et parvient – avec le soutien de Goss et Peyo – à replacer son personnage dans un des albums les plus désopilants de toute la collection. Le scénario n’est pas exceptionnel, Fantasio, épuisé par les facéties de Lagaffe, a besoin de souffler. Spirou l’emmène donc chez le comte de Champignac pour quelques moments de repos. Là, il découvre un Zorglub retombé en enfance. L’occasion rêvée pour Franquin de démontrer toute la puissance de son trait humoristique. Du très grand art. L’album est suivi par une histoire courte, Bravo les brothers, qui doit absolument être lue. Un autre grand moment de bravoure fantaisiste. Le type d’album qui devrait être remboursé par la sécurité sociale !

Franquin : Panade à Champignac, Ed. Dupuis.