Agée de 22 ans seulement, la jeune femme originaire de Los Angeles a récité un poème de sa composition, "The hill we climb" ("La colline que nous gravissons"), une référence à la colline du Capitole, où des partisans de Donald Trump ont envahi le siège du Congrès le 6 janvier.

Son texte, qu'elle a écrit d'une traite après cet assaut meurtrier, évoque "une force qui va briser notre Nation, plutôt que la partager". "Cet effort a presque réussi/ mais si la démocratie peut-être par instant retardée, elle ne peut pas être définitivement supprimée."

D'une voix calme, elle a scandé ses rimes, en les accompagnant de mouvements graciles, ne laissant pas percer un bégaiement qui, comme Joe Biden, l'a affectée dans son enfance. Et qui l'a aussi poussée à écrire, pour compenser.

Enfant prodige, elle a remporté son premier prix de poésie à 16 ans, et a été couronnée du titre de "meilleur jeune poète" du pays trois ans plus tard, alors qu'elle étudiait la sociologie à la prestigieuse université Harvard.

Avant elle, cinq autres poètes ont participé aux cérémonies d'investiture de présidents américains, mais aucun n'était aussi jeune.