Marie Colot, auteure du livre jeunesse "Jusqu’ici tout va bien, a été plébiscitée par les quelque 800 jeunes qui ont participé à la deuxième édition du Prix Première Victor.

Samedi, à l’occasion de la Foire du Livre de Bruxelles, l’auteure belge Marie Colot s’est vu décerner, en présence du romancier Éric-Emmanuel Schmitt, le Prix Première Victor du Livre Jeunesse pour son roman Jusqu’ici tout va bien (Éd. Alice Jeunesse). Quelque huit cents jeunes âgés de 12 à 15 ans de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont pris part à la deuxième édition du prix (qui leur proposait de choisir leur livre préféré parmi une sélection de cinq titres). Ce prix est né de l’association entre la Première - sur une idée de Déborah Damblon - et le Fonds Victor. Créé par Francis Van de Woestyne, éditorialiste en chef à La Libre Belgique, et son épouse Patricia Vergauwen en souvenir de leur fils Victor, décédé accidentellement en 2016 à l’âge de 13 ans, le Fonds Victor a pour mission de promouvoir la lecture auprès du jeune public. Car Victor adorait lire.

Samedi, Marie Colot s’est dite émue et honorée de recevoir ce prix : "La littérature est importante pour la connaissance des autres, de soi-même, le développement de l’empathie que l’on ressent quand on se met dans la peau d’un personnage. Cela permet de comprendre l’altérité, cela nous emmène ailleurs. Le Prix Première Victor est une très chouette initiative qui stimule la lecture chez les ados."

Née en 1981 dans le Namurois, Marie Colot invente des histoires dès l’enfance. Au terme de ses études secondaires, elle s’oriente vers la philologie romane, formation qu’elle complète avec un diplôme en arts du spectacle. Professeur de français en 2006, elle écrit son premier livre, En toutes lettres, qu’elle envoie à plusieurs éditeurs, avant d’être publiée en 2012 aux éditions Alice Jeunesse. Depuis, la jeune femme continue d’écrire pour les adolescents (Deux secondes en moins, prix Libbylit 2019, Dans de beaux draps, Souvenirs de ma nouvelle vie,…) et les plus jeunes (la série Le jour des premières fois, Quand les poissons auront des dents, Les dimanches où il fait beau). Quand elle ne prend pas la plume pour convoquer son imaginaire et créer des histoires - Marie Culot travaille face à une fenêtre pour regarder dehors -, elle anime des ateliers de lecture pour enfants. Elle aime aussi "observer les passants, faire du yoga, collectionner les éléphants et manger de la crème brûlée".