Les tirs aux campes

ampes, aussi appelées des bombes. C'est à 18 heures précises que le président boute le feu à la première campe et s'ensuit une pétarade assourdissante. Le tir se compose de 700 campes ! Ce tir s'appelle aussi "carillon", car il était de tradition de l'effectuer lors des fêtes carillonnées. Une fête carillonnée désigne depuis 1835 une fête solennelle, comportant une sonnerie de cloches. "Lorsque le cortège fit son entrée dans l'antique église des évêques de Léon, le bedeau, pendu à la corde d'une cloche, se tenait prêt à commencer le carillon joyeux que commandait la circonstance." (Pierre Loti "Mon frère Yves")

PAR JACQUES MERCIER

C'est une demande faite au Jeu des Dictionnaires et à "La Libre Belgique", comme nous le faisons à présent pour certaines définitions, par Mme Monique Gillet de Huy, qui attire notre attention sur les "tirs aux campes". Il s'agit d'une tradition folklorique de la République d'Outre-Meuse à Liège et qui se déroule autour du 15 août. Une campe est une boîte de fonte remplie d'une poudre noire bien tassée. Et son utilisation a lieu au cours des festivités, qui commencent par une procession et une messe en wallon, la distribution de pains bénits, la vénération des potales (ces niches qui accueillent la Vierge ou un Saint), des concerts, des jeux et un tir de campes, qui semble une survivance d'anciennes fêtes paroissiales. Le tir a lieu place Delcour. Sur un parcours tracé à la sciure de bois et recouvert d'une traînée de poudre, le carillonneur alterne des séries de campes de tailles différentes afin de donner un certain rythme aux explosions. Le tir se termine par les quatre plus grosses campes, aussi appelées des bombes. C'est à 18 heures précises que le président boute le feu à la première campe et s'ensuit une pétarade assourdissante. Le tir se compose de 700 campes ! Ce tir s'appelle aussi "carillon", car il était de tradition de l'effectuer lors des fêtes carillonnées. Une fête carillonnée désigne depuis 1835 une fête solennelle, comportant une sonnerie de cloches. "Lorsque le cortège fit son entrée dans l'antique église des évêques de Léon, le bedeau, pendu à la corde d'une cloche, se tenait prêt à commencer le carillon joyeux que commandait la circonstance." (Pierre Loti "Mon frère Yves")