Brève

Fiction historique. France 2, 20h35. On aurait adoré aimer ce "Chateaubriand". Le sujet s’annonçait épique à souhait (la Révolution, le voyage aux Amériques, l’exil en Angleterre, etc.) et puis, revisiter l’histoire en bonne compagnie et porté par d’emballantes images, le menu est plutôt alléchant, non? Eh bien non, finalement. Car curieusement tout cela manque de souffle, d’inventivité et, comme principale critique, on hésite entre "exhaustivité plombante" et "réalisation sans vraie imagination". N’en déplaise à Frédéric Diefenthal - décidément très présent dans la fiction française du moment, qu’elle soit en costume ou plus urbaine -, il manque de charisme et de carrure pour incarner l’écrivain audacieux, l’homme politique visionnaire, le penseur torturé.

ChateaubrianD

Fiction historique. France 2, 20h35. On aurait adoré aimer ce "Chateaubriand". Le sujet s’annonçait épique à souhait (la Révolution, le voyage aux Amériques, l’exil en Angleterre, etc.) et puis, revisiter l’histoire en bonne compagnie et porté par d’emballantes images, le menu est plutôt alléchant, non? Eh bien non, finalement. Car curieusement tout cela manque de souffle, d’inventivité et, comme principale critique, on hésite entre "exhaustivité plombante" et "réalisation sans vraie imagination". N’en déplaise à Frédéric Diefenthal - décidément très présent dans la fiction française du moment, qu’elle soit en costume ou plus urbaine -, il manque de charisme et de carrure pour incarner l’écrivain audacieux, l’homme politique visionnaire, le penseur torturé.

Problème de direction d’acteurs? Assurément. Résultat: la fiction de Pierre Aknine, malgré sa longueur (124 minutes) donne l’impression de survoler plutôt que de sonder un parcours pourtant exceptionnel et en tout point emblématique. Tout n’est pas à jeter et quelques scènes notamment avec Armelle Deustch (très inspirée dans le rôle de la sœur exaltée de Chateaubriand) ou avec Jean-François Balmer valent le détour, mais le reste se révèle scolaire (surtout les extraits "déclamés" de "Mémoires d’outre-tombe"), convenu et même, sur la fin, un poil assomant.

Présenté lors du dernier Festival de Biarritz, à la surprise des professionnels et des habitués de la manifestation, il s’était tout de même trouvé quelques personnes (âgées) pour sauver la tête d’Aknine. A vous de trancher, en fin de compte K.T.

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