Susan Sontag, la belle lettrée

"Elle me manque beaucoup, je la regrette pour la place qu’elle occupait dans la vie des Etats-Unis. Personne n’est venu la remplacer. Il n’y a plus d’intellectuel engagé ici. Norman Mailer est mort. Suzanne est morte. Ce sont eux qui faisaient le plus de bruit. Et je suis bien triste qu’on ne puisse plus les entendre", déclare l’écrivain Paul Auster à la documentariste Birgitta Ashoff qui signe ce portait Susan Sontag Une diva engagée H H H à 22h35, sur Arte. L’écrivain, critique et romancière décédée à New York en décembre 2004, à l’age de 71 ans, fit transférer ses cendres à Paris, au cimetière Montparnasse, dans ce carré d’intellectuels français qu’elle lu et aima, sa vie durant.

"Elle me manque beaucoup, je la regrette pour la place qu’elle occupait dans la vie des Etats-Unis. Personne n’est venu la remplacer. Il n’y a plus d’intellectuel engagé ici. Norman Mailer est mort. Suzanne est morte. Ce sont eux qui faisaient le plus de bruit. Et je suis bien triste qu’on ne puisse plus les entendre", déclare l’écrivain Paul Auster à la documentariste Birgitta Ashoff qui signe ce portait Susan Sontag Une diva engagée H H H à 22h35, sur Arte. L’écrivain, critique et romancière décédée à New York en décembre 2004, à l’age de 71 ans, fit transférer ses cendres à Paris, au cimetière Montparnasse, dans ce carré d’intellectuels français qu’elle lu et aima, sa vie durant.

Engagée en 1960 contre la guerre du Vietnam, installée dans Sarajevo assiégée où elle monta en attendant Godot pour manifester son soutien aux Bosniaques, dénonçant les tortures pratiquées par les soldats américains dans la prison irakienne d’Abou Ghraib, Susan Sontag n’était pas qu’une femme engagée sur le terrain politique. Elle fut aussi une critique d’art reconnue et photographiée comme ne le fut aucune autre femme de lettres de son temps. "Avec cette sorte de séduction grave", ainsi que l’avait défini son ami Paul Auster, elle a su captiver aussi bien les hommes que les femmes, les vieillards que les enfants. Compagne, pendant 15 ans, de la photographe Annie Leibovitz, elle vécut auparavant une grande histoire d’amour avec la chorégraphe Lucinda Childs. A 17 ans, elle s’était mariée à l’un de ses professeurs de sociologie dont elle eu un fils, David. Celui-ci, à l’origine de la publication posthume des carnets intimes de sa mère, dont le premier tome est paru en France l’an dernier, est malheureusement absent du documentaire. Comme le sont, également, les présentations fouillées des ouvrages de cette jeune femme précoce, entrée à l’université à l’âge de 15 ans.

A l’époque où personne n’osait approcher les gens atteints du sida, elle fut l’auteur de deux essais majeurs : La maladie comme métaphore et Le sida comme métaphore. "Une fois malade, vous êtes seul, isolé, vous n’avez plus d’assurance sociale et Susan a eu de plus en plus d’appels de personnes malades", témoigne Darryl Pinckne. De ce personnage hiératique, il ressort aussi un appétit insatiable de voyage, de culture et de découvertes dans les rues de New York dont ses amis, les écrivains Paul Auster et Darryl Pinckney, la pianiste Mitsuko Uchida, la chorégraphe Lucinda Childs et le metteur en scène Robert Wilson témoignent. Un portrait attachant à découvrir sur http://videos.arte.tv