Une série télé modeste, drôle et surtout réussie

"Je suis Erica Strange, j’ai 32 ans, un boulot sans avenir et je dors toujours avec mon chat." Une belle entrée en matière pour Les vies rêvées d’Erica Strange HH , la nouvelle série quotidienne de La deux, diffusée depuis lundi à 12h50 et 16h15.

"Je suis Erica Strange, j’ai 32 ans, un boulot sans avenir et je dors toujours avec mon chat." Une belle entrée en matière pour Les vies rêvées d’Erica Strange HH , la nouvelle série quotidienne de La deux, diffusée depuis lundi à 12h50 et 16h15.

Erica Strange (Erin Karpluk) est une trentenaire séduisante, sociable, cultivée mais constamment insatisfaite. Elle rencontre alors un mystérieux psychothérapeute, dont la thérapie consiste à l’envoyer dans le passé afin de revivre ses plus grands regrets. Un concept suranné et terriblement efficace. Car qui n’a jamais rêvé de voyager dans le temps pour changer le passé ? Et puis, les mises en situation - drôlissimes - tout comme l’interprétation - juste - d’Erin Karpluk ("Dead Zone", "The L Word", "Dark Angel", etc.) ne sont pas étrangères au succès de cette série canadienne, dont l’épisode pilote avait attiré pas moins de 575 000 téléspectateurs en janvier 2009 sur CBC.

Vendue à 150 pays, en cours d’adaptation pour les Etats-Unis et le Royaume-Uni, "Les vies rêvées d’Erica Strange" est une de ces séries "feel good" faite par et pour la télé, modeste, à l’intrigue prévisible mais réussie et récréative. A l’image des "Gilmore Girls" ou des "Frères Scott". Le public cible, les trentenaires, est un peu plus âgé mais correspond toujours à la nouvelle identité "jeune" de La deux. Espérons que les trois prochaines saisons de la série (péniblement renouvelée pour une 4e saison en raison de résultats d’audience en baisse), seront de la même qualité.