L’heure des adieux a sonné à Wisteria Lane

Pour les fans de Desperate Housewives** (près de 60 millions à travers le monde), la fin est proche ( Ultime virée à Fairview) mais ce n’est pas une raison pour se laisser abattre pour autant.

Karin Tshidimba
L’heure des adieux a sonné à Wisteria Lane
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Pour les fans de Desperate Housewives** (près de 60 millions à travers le monde), la fin est proche

( Ultime virée à Fairview) mais ce n’est pas une raison pour se laisser abattre pour autant. Un bon verre de vin ou une délicieuse crème glacée : il y a un tas de façons de se remonter le moral, s’emploie à rappeler Felicity Huffman alias Lynette Scavo, mère de famille débordée, rarement en panne d’autorité. Pourtant, après huit années passées dans les travées de l’avenue des Glycines (Wisteria Lane), l’actrice reconnaît ne pas en mener large à l’idée de quitter sa série fétiche.

"C’est le rôle d’une vie, l’un des plus riches et les plus forts que l’on m’ait donnés à jouer, alors forcément on s’inquiète de ce qu’on pourra faire ensuite." Et ce, même si la série lui a permis de retrouver des rôles contrastés ("Transamerica") au cinéma, notamment. "J’ai passé des moments formidables avec les autres actrices. En fait, j’adore les ambiances de filles, je viens d’une famille de huit enfants : nous étions sept sœurs et un frère, cela me rappelle des souvenirs."

Aucun regret, donc ? "Au départ, je voulais le rôle de Marcia Cross (Bree, inégalable cordon-bleu, épouse et mère parfaite, rôle pour lequel elle avait initialement auditionné) mais ils ont rapidement vu en moi la mère de famille débordée." Elle rit et reconnaît avoir glané "auprès des enfants sur le tournage quelques-uns de (s)es plus beaux souvenirs. Ensuite, quand est venue l’heure "d’affronter" les ados, j’ai essayé de rester cool."

Ce qui rejoint sa philosophie de vie : "en tant qu’actrice, j’essaie toujours d’apprendre de nouvelles choses, notamment concernant l’art de la comédie. C’est un défi permanent. Il y a certaines choses que je fais bien et d’autres pour lesquelles je dois encore m’entraîner. Comme apprendre à s’affirmer davantage." Notamment en développant ses propres projets de shows tv. "Ce qui me semble le plus réaliste tant que mes enfants sont à la maison." Réaliste mais pas forcément aisé : "j’ai mis six mois pour écrire un film de 6 minutes, c’était un vrai défi." Une piste sur laquelle elle se penche aussi en duo avec son mari, William H. Macy avec lequel elle a fondé une école de théâtre.

"Mes filles ? Je ne les laisse pas regarder "Desperate Housewives", elles sont trop jeunes et, bien sûr, il est impensable de les laisser suivre "Shameless" (dont leur père est le héros). Je ne sais pas si c’est la bonne solution, mais c’est ce que je fais. Avec les DVD, elles auront de toute façon, tout le temps de se rattraper plus tard." Et leur maman de faire le deuil de cette forte personnalité au sein d’une série extrêmement populaire, depuis ses débuts en 2004.

"Sans doute, était-il temps de faire une croix sur ces rôles de femmes toujours dynamiques et sexy. Mon mari ironise souvent sur le fait que nous avons l’air plus jeunes qu’au début, il était donc peut-être temps que cela s’arrête", raille-t-elle. "Même si on est souvent étonnés de l’image que l’on donne en télévision. A l’aéroport, j’ai été harponnée par une dame qui m’a dit que j’avais l’air bien plus jeune, mince et sympathique qu’à la télé, vous voyez que les avis sont partagés", conclut-elle d’un clin d’œil.