Audrey Pulvar est "mal barrée"

La journaliste et rédactrice en chef des Inrocks s'est confiée au micro de ses confrères du magazine GQ à propos de sa récente rupture avec Arnaud Montebourg. Une relation qui selon elle la contraignait dans sa profession.

Audrey Pulvar est "mal barrée"
N.Cap.

La journaliste et rédactrice en chef des Inrocks s'est confiée au micro de ses confrères du magazine GQ à propos de sa récente rupture avec Arnaud Montebourg. Une relation qui selon Audrey Pulvar la contraignait dans sa profession. Le timing est parfait pour donner une telle interview, histoire de garder les projecteurs braqués, dans la foulée de son SMS en forme de communiqué envoyé le week-end dernier à l'AFP pour leur confirmer la rupture.

Au micro de Frédéric Taddeï, plume du magazine masculin GQ, l'ex-chroniqueuse de chez Ruquier s'est exprimé sur cette séparation, indispensable pour elle en raison des trop grandes difficultés que son couple avec le politique – ministre du Redressement productif – impliquaient. Morceaux choisis...

«À un moment, j'ai considéré qu'être la compagne d'Arnaud Montebourg m'empêchait de faire mon métier de journaliste neutre. Pas de mon fait, mais parce qu'aucun employeur ne voulait plus me faire crédit (…) Mes patrons de l'époque, et les suivants, considéraient que le fait d'être la compagne d'Arnaud Montebourg faisait de moi le porte-parole de ses idées. Personne ne me reconnaissait cette qualité de journaliste. J'étais la femme de… J'ai donc fait ce que je pouvais avec ce qu'il me restait.»

Elle avoue ses erreurs: «J'ai dû manquer de discernement car je ne m'étais jamais montrée durant cette campagne. Et ce soir-là, il y a eu deux étapes: les résultats - il arrive troisième -, il fait un discours à Solferino, moi, je l'attends dans la voiture. Puis, nous allons à la Bellevilloise rejoindre des amis. Ce n'est pas un meeting politique mais il y a 40 supporteurs et 100 journalistes. On a été happés par la foule, j'ai même perdu une chaussure. Un de ses bras droits, qui pensait bien faire, m'a tirée jusque sur l'estrade aux côtés de Montebourg. Une fois que j'ai compris où j'étais, je n'allais pas descendre, c'était trop tard.»

Et balaie les accusations: «On (la rédac' des Inrocks) nous reproche d'être des têtes de gondole qui sommes là juste pour aller sur les plateaux de télévision. C'est faux. On est au four et au moulin tous les jours. À relire les papiers, discuter les angles, animer les conférences de rédaction… On se cogne les emmerdes, les procès (...) Oui, je suis à gauche. Ce n'est pas parce qu'on gagne bien sa vie qu'on doit devenir de droite. Cela veut dire quoi? L'argent modifie nos valeurs?»

Enfin, elle redoute quelque peu l'avenir: «Je suis plutôt mal barrée (...) Tout cela me semble flou. Je sais faire un seul métier et je le ferai jusqu'à la fin de mes jours. Mais je suis effrayée par tout ce qui se passe autour de moi. Quand je vois qu'un tweet sorti de son contexte peut faire l'objet d'une dépêche AFP…»

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