Trullemans: "Si je me retrouve sans boulot, je m'inscris sur une liste électorale"

Luc Trullemans et son avocat Mischaël Modrikamen sont revenus sur "l'affaire Trullemans" à l'occasion d'un point presse.

M.L.
Trullemans: "Si je me retrouve sans boulot, je m'inscris sur une liste électorale"
©Photonews

Luc Trullemans et son avocat Mischaël Modrikamen sont revenus sur "l'affaire Trullemans" à l'occasion d'un point presse. Outre le fait qu'il conteste avec force les accusations et les actes d'RTL-TVi, de la direction de l'Institut Royal de Météorologie et du Mrax et qu'ils entendent contre-attaquer sur chaque point, l'ex-Monsieur Météo de la chaîne de télévision privée n'a pas écarté son éventuel ralliement à un parti politique à l'horizon 2014. 

Même s'il est trop tôt pour aborder le sujet, Luc Trullemans a déclaré qu'il soutiendrait assurément un parti politique lors de la campagne pour les élections législatives du 24 mai prochain. "Oui, je vais soutenir une liste l'année prochaine. Mais je ne serai pas sur cette liste. Je n'aurai pas le temps de m'y investir pleinement. Par contre, si je me retrouve sans boulot à la rentrée, je m'inscris sur une liste. Je ne suis pas fou." 

Au Parti Populaire ? Mischaël Modrikamen et Luc Trullemans affirment tous deux qu'il est trop tôt pour ouvrir ce dossier, tout en reconnaissant dans la foulée que leurs opinions sont proches. Une seule chose est certaine, Luc Trullemans ne votera plus PS… Parce que… "Oui, j'ai voté Elio Di Rupo aux dernières élections."


"Avec Delusinne, on était potes"

Les relations entre RTL-TVi et Luc Trullemans semblent définitivement rompues. A l'époque, pourtant, le météorologue était très proche du boss de la chaîne privée. "Quand j'étais sur Bruxelles, soit environ dix jours par mois, Philippe Delusinne passait tous les matins dans mon bureau. Il m'appelait Lukske. On est flamand tous les deux. Il me tapait sur l'épaule, on papotait et je lui faisais son petit billet météo. On était potes." 

Les rapports se sont ensuite rapidement tendus. "Le jour où j'ai relayé le fameux post sur Facebook - puis retiré -, Philippe Delusinne m'a téléphoné. Il avait été averti par Rosenblatt. Il m'a demandé de retirer la publication. Je lui ai répondu que je l'avais déjà fait. Alors il m'a dit : 'OK, pas de souci alors… On va te mettre à l'écart pendant un mois'. Et c'est tout. Même Philippe Courard (secrétaire d'Etat en charge de la recherche scientifique, donc de l'IRM) m'a dit que le dossier était réglé. Puis j'ai vu le nombre incroyable de réactions en ma faveur sur Twitter et Facebook. J'ai lu les insultes des internautes à l'encontre de RTL. Là, c'est directement Stéphane Ronseblatt (directeur des programmes et de l'information d'RTL-TVi) qui m'a téléphoné. Il m'a dit : 'Je suis obligé de te licencier pour faute grave. On a perdu le contrôle. Philippe Delusinne ne veut plus te voir…' Puis est arrivée la fameuse histoire du faux SMS, via lequel Philippe Delusinne m'a accusé de mensonge, puis s'est rétracté. Selon moi, c'est Philippe Delusinne qui a provoqué la crise. Il s'est enterré."