Aventure, enquête et comédie sur Tfou

Leader sur les 4-10 ans, le secteur jeunesse de TF1 mise sur l’animation française.

C. G, à Paris
LES MYSTERIEUSES CITES D'OR
©© Les Mystérieuses Cités d’

Avec une audience moyenne de 25,3 % pour l’ensemble de ses cases jeunesse, TF1 demeure leader sur les 4-10 ans, et progresse, de septembre 2015 à juin 2016, en semaine et le week-end. La série d’animation "Heidi" atteint même les 28 % de part de marché (PDM).

Lancement réussi aussi, avec 26 % de PDM, pour les très attrayantes "Aventures de Lady Bug et Chat noir", une production française signée Zagtoon, dont TFou proposera un spécial d’animation fin 2016.

Forte de ce succès, TF1 conforte sa ligne en matière d’animation (voir ci-contre). Pour la saison 2016/2017, trois nouvelles séries mettent en avant l’enquête, la comédie et l’aventure. Les 5-8 ans pourront suivre "Les Enquêtes de Mirette", une production française (Cyber Group Studios), à l’antenne et sur MyTF1 en participant aux enquêtes à New York, au Caire, à Paris, ou Barcelone.

Une dimension interactive que l’on retrouve sur "Les Agents Pop Secrets" (Nickelodeon) : en marge de cette série truffée de gadgets, un concert exclusif sera proposé sur le web, ainsi que des vidéos karaoké et des reportages en coulisses.

"Ranger Bob" (Nelvana), une série d’aventure ayant pour cadre un parc national américain, permettra de son côté aux 3-6 ans de découvrir la montagne, les déserts ou la jungle, et de participer à un concours photos.

"Les Cités d’or" au Japon

On voyage aussi sur Tfou : cap sur le Japon dans la saison 3 des "Mystérieuses Cités d’or" (Blue Spirit Animation), les mondes sous-marins, les Everglades ou le Cercle polaire avec "Les Octonauts" (saison 4 et spéciaux d’animation). La saison 2 de "Dora et friends" explore encore la danse, la gymnastique ou les chevaux.

En matière d’animation, sur TF1, les adaptations ont la cote. "Les Légendaires" de Patrick Sobral prendront vie à l’antenne début 2017, dans une série de belle facture à destination des 6-10 ans, produite par Technicolor Animation Productions. En cassant la pierre de l’éternelle jeunesse, les cinq héros du monde fantastique d’Alysia ont replongé tout un peuple en enfance.



Une offre redynamisée pour les 7-10 ans

Yann Labasque, directeur des programmes jeunesse de TF1, détaille les tendances pour la rentrée.

Vous avez développé l’accompagnement des séries sur MyTF1. Avec quels objectifs ?

Nous proposons des expériences en marge de la diffusion. Afin que les enfants s’identifient aux héros, découvrent les coulisses, se mettent en scène, et s’approprient l’univers de la série.

Y a-t-il une dimension pédagogique dans ces bonus ?

La promesse de "Tfou" est une promesse de divertissement pour les enfants et un espace de confiance pour les parents. Sur les cases du matin, on est dans une narration "friandise" avant l’école. Ensuite, les enfants peuvent aller plus en profondeur dans les contenus grâce au digital.

Quelles tendances pour 2016/2017 ?

Les succès d’audience de nos séries nous poussent à poursuivre dans les mêmes lignes éditoriales, avec des séries très fédératrices, qui réunissent garçons, filles, petits et grands, jusque 10 ans. On plafonne un peu en termes d’âge sur l’animation. C’est pourquoi nous avons dynamisé notre offre pour les 7-10 ans, à travers des séries comme "Lady Bug" ou "Les Cités d’or", qui ont de hauts niveaux d’enjeu, des intrigues qui plaisent aux grands.

Avec un côté feuilletonnant ?

Cela reste une exception. En termes de programmation, nous sommes à la fois attirés et précautionneux pour les feuilletons, parce que cela amène une contrainte supplémentaire dans des programmations déjà compliquées. On fait une exception, avec "Les Cités d’or" et "Heidi", quand l’histoire est suffisamment forte, ou que la série ne ferait pas sens sans le feuilletonnant. Avec "Heidi", nous avons suivi l’œuvre originale car avoir une héroïne qui grandit permet de semer des émotions et des enjeux forts.

Y a-t-il d’autres "reboots" (nouvelles versions) de séries dans les tuyaux ?

Nous sommes un peu au bout de la tendance, et cela s’équilibre au profit de la création et de l’adaptation. Nous allons chercher des succès comme "Les Légendaires", en s’adressant à une tranche un peu plus jeune que le public de la BD, ou des pépites prometteuses, comme la BD "Tib et Tatoum", autour d’un jeune garçon et de son dinosaure.

Quel est le budget de l’animation en 2016 ?

Dans le cadre des obligations d’investissement en animation inédite, nous consacrons 0,6 % du chiffre d’affaires publicitaire du groupe, soit environ 8,5 millions d’euros, aux coproductions et préachats. Ce qui représente 2/3 de notre offre.

Vous mettez en avant les séries françaises ?

"Les Cités d’or", "Les Légendaires", "Les Enquêtes de Mirette" sont françaises, et "Lady Bug" est un des plus gros succès de l’animation française depuis "Totally Spies". Il est rare qu’une série française soit diffusée à la fois sur Disney et Nickelodeon, et en Asie, c’est une folie. De plus en plus souvent, il suffit de financer la série en France pour qu’elle se monte.