Antoine de Maximy "surveillé" au Bhoutan

Une fois n’est pas coutume, Antoine de Maximy ("J’irai dormir chez vous") a été obligé de passer par une agence de voyage accréditée. Au Bhoutan, impossible de voyager sans guide ni chauffeur. Une manière d’éviter le tourisme de masse. Sa visite est balisée. Son programme (hôtels, restaurants, visites) est déjà prévu à l’avance, quasi minuté.

C. G.
Antoine de Maximy "surveillé" au Bhoutan
©G1

Une fois n’est pas coutume, Antoine de Maximy a été obligé de passer par une agence de voyage accréditée. Au Bhoutan, impossible de voyager sans guide ni chauffeur. Une manière d’éviter le tourisme de masse. Sa visite est balisée. Son programme (hôtels, restaurants, visites) est déjà prévu à l’avance, quasi minuté. Mais le globe-trotteur a plus d’un tour dans son sac pour contourner la règle. Il parvient à échapper au guide et au chauffeur, en louant par exemple au débotté une moto, mais "le guide est déjà au courant", constate-t-il rapidement.

D’abord contenu dans un cadre bien verrouillé, Antoine n’attend pas trois jours pour pousser un peu les murs, et partir, seul, à la rencontre des Bhoutanais. Sa curiosité n’est pas feinte pour ce peuple davantage préoccupé par le "bonheur national brut" que par la croissance. Plus concrètement, c’est toujours avec le sourire que les autochtones accueillent le voyageur, même dans les coins les plus reculés, acceptant parfois de le recevoir à manger ou à dormir. Et comme ceux qui parlent anglais sont rares, le rire demeure la meilleure forme de communication.

Thé au beurre

L’expérience s’avère tout de même très cocasse dans un village très reculé, où les enfants et les chevaux se promènent en liberté. Les voyageurs étrangers n’y pénètrent jamais. Les habitants, chaleureux de prime abord, ne savent pas très bien comment réagir face à la présence du Français. Et quand un jeune éleveur de yacks se décide à lui offrir, chez lui, un thé au beurre, c’est finalement pour le laisser boire seul.

Pour cette 7e saison, Antoine de Maximy n’a pas renié le principe premier du magazine : "jeter des ponts entre des personnes que tout sépare". En improvisant le plus possible, en voyageant seul avec deux caméras légères, et en prenant des chemins de traverse (au Bhoutan, c’est plus compliqué, mais il s’en sort bien), le globe-trotteur laisse la porte ouverte aux surprises et à une denrée rare : la spontanéité.

Ce soir, après la traversée de ce royaume coincé entre la Chine et l’Inde, dans les contreforts de l’Himalaya, Antoine de Maximy embarque pour la Croatie, à Dubrovnik, Zagreb ou la Slavonie, région à l’est du pays.