Pourquoi "L'amour est dans le pré" cartonne ?

La huitième saison de l’émission romantico-buccolique bat tous les records. Explications d’un phénomène télé !

Ch.V.
Pourquoi "L'amour est dans le pré" cartonne ?

La huitième saison de l’émission romantico-buccolique bat tous les records. Explications d’un phénomène télé.

Cette huitième saison de L’amour est dans le pré parvient encore à surprendre les observateurs : au bout d’autant d’épisodes où Cupidon tente de faire son œuvre, l’ennui aurait dû s’installer. C’est vrai pour la plupart des programmes de télé-réalité (si l’on devait classer ADP dans une catégorie). Mais ça ne l’est pas pour le programme romantico-buccolique qui, mardi soir encore, faisait exploser le thermomètre des audiences avec plus de 700.000 téléspectateurs. D’ores et déjà, cette huitième saison de L’amour est dans le pré a explosé tous les compteurs : le 3e épisode de cette saison a rassemblé plus de téléspectateurs que n’importe quel autre auparavant. Avec un score de 780.530 fidèles le 25 octobre dernier, l’émission s’est imposée une nouvelle fois en tête des audiences, devançant la messe de l’info (les JT de la RTBF et de RTL). C’est assez rare que pour être souligné. L’amour est dans le pré a donné naissance à un véritable phénomène. Que nous expliquons comme ceci…

Des animatrices idéales

Quel est le point commun entre Sandrine Dans (RTL) et Karine Le Marchand (M6) ? Elles sont les animatrices idéales de L’amour est dans le pré. C’est à elles, aussi, que les deux chaînes privées doivent le succès de leur émission. Rigolotes mais jamais moqueuses, jolies mais jamais aguicheuses, copines aussi bien avec les fermiers qu’avec les prétendantes, jouant sur la proximité, elles parlent vrai, recueillent les impressions des candidats sans avoir l’air de les interroger. Elles sont à la ferme comme à la vie !

Pureté des sentiments et casting malin

Si ni Sandrine ni Karine ne se moquent, c’est pour encourager le téléspectateur à jouer à Cupidon plutôt qu’à l’oiseau de mauvais augure. Dans le pré, l’amour est roi et ainsi le sont les bons sentiments, emprunts de pureté et d’un peu de naïveté. Bien sûr, au fur et à mesure des saisons, le casting a laissé passer quelques contre-exemples, vite critiqués par les téléspectateurs. Ursula, pas le modèle d’une fermière classique, en fait les frais cette saison. Car ici, on n’est pas dans une quête de notoriété (il suffit de lire la gêne sur les visages des candidats), mais bien à la recherche du grand amour. On n’attend pas d’eux des clashs - tout juste on se chamaille pour son prince des champs -, mais des mains moites, des coeurs qui battent la chamade et des voix qui tremblent au moment du choix final.

Audiences en constante hausse

On aimait beaucoup Julie Taton (saisons 1, 2 et 3) et on adore Sandrine Dans. Avec elle à la présentation, les audiences de l’émission ont grimpé, constamment, passant d’une (très bonne) moyenne de 483.579 en saison 1 à une moyenne (incroyable) de 691.115 pour l’instant. En France ? Karine Le Marchand, au bout de 11 saisons, est toujours en tête des audiences de la soirée. Où s’arrêtera le phénomène ? Est-il le reflet ou la conséquence d’une société aujourd’hui en manque d’amour ? Il semble en tout cas que ce soit dans les vieilles valeurs et vieux sentiments que l’on fasse les meilleures recettes (télé)…

Pourquoi "L'amour est dans le pré" cartonne ?
©DR