ONPC: Dominique de Villepin accuse Moix d'avancer des "thèses révisionnistes" (VIDEO)

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Pour comprendre ce clash entre le chroniqueur du talk-show "On n'est pas couché" et l'ancien ministre du gouvernement Chirac, ce samedi soir, il faut remonter à l'an 2004, quand la France intervient en Côte d'Ivoire.

Des pilotes biélorusses et ivoiriens bombardent alors la caserne française de Bouaké le 6 novembre. Neuf soldats français perdent la vie. En 2012, il apparaitra que les services français étaient au courant de cette intervention avant même qu'elle n'ait eu lieu, selon les chargés de l'enquête. Ces mêmes chargés qui, aujourd'hui, demandent le renvoi de de Villepin, mais aussi de Michèle Alliot-Marie (alors en charge de la Défense) et de Michel Barnier (pour les Affaires étrangères) devant la Cour de justice républicaine (CJR).

Dès lors, pourquoi n'avoir rien fait? La France a-t-elle sacrifié neuf de ses combattants, orchestré son propre silence? Elle aurait eu ainsi un prétexte idéal pour intervenir d'autant plus intensément en Côte d'Ivoire. Douze ans plus tard, jour pour jour, Yann moix rouvre le débat, alors que Dominique de Villepin venait faire la promotion d'un livre intitulé "Mémoires de paix en temps de guerre". Cocasse.

"Vous qui avez le sens de l'emphase, vous avez aussi, parfois, le sens de l'ellipse. (...) Pourquoi avez-vous couvert la fuite de ces assassins?", lance Moix. De Villepin monte au créneau. "C'est très facile, dans le cadre d'une bonne soirée à Paris, de refaire l'histoire." Il faut rappeler que de Villepin était ministre de l'Intérieur et non des Affaires étrangères. Mais Moix ne se laisse pas faire. "On se demande s'il n'y a pas une sorte 'd'affaire Greenpeace', où on aurait demandé à deux Biélorusses de bombarder un endroit censé être vide (...) et qu'on a donc maquillé cette bavure."

"Vous avancez des thèses révisionnistes", lance alors de Villepin. Il rajoute que ces allégations sont "injurieuses" pour l'armée tricolore. "Ce n'est pas parce qu'on n'a pas la réponse, qu'il faut mettre la main dans la boîte, et avancer des idées stupides." Ambiance.