Face aux sages, TF1 demande de la "souplesse"

La chaîne ne coupera pas ses JT avec de la pub.

C. G.
Face aux sages, TF1 demande de la "souplesse"
©TF1

Alors que l’autorisation d’émettre de TF1 doit être renouvelée en mai 2017 par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, la direction de la chaîne était entendue ce mercredi par les sages. Cette audition publique a permis à TF1 d’argumenter ses demandes d’assouplissement du texte qui les lie au CSA. « Nous ne souhaitons changer en rien l’ADN de TF1. Nous souhaitons toiletter cette convention », a prévenu d’emblée Gilles Pélisson, le PDG de TF1. 

Revenant sur l’interdiction d’interrompre les journaux télévisés par de la publicité : « Nous n’avons aucune l’intention de mettre de la pub dans nos journaux télé. Mais nous demandons un alignement sur le décret de 1992 qui s’applique à l’ensemble des acteurs », a-t-il assuré. Ce texte prévoit que « la diffusion des journaux télévisés (…), dont la durée est inférieure à 30 minutes, ne peut être interrompue par des messages publicitaires ».

Les dirigeants de TF1 ont dressé un état des lieux de l’évolution du secteur audiovisuel depuis 2002 et montré que « le modèle économique du leader TF1 s’est beaucoup fragilisé », avec « une perte de 400 millions d’euros de recettes publicitaires » et « une baisse des parts de marché sur le marché de la pub » (de 49,6% en 2002 à 32,4% en 2015). Malgré tout, TF1 souhaite rester « le 1er acteur des chaînes privées françaises en matière de financement de la création » (3,6 milliards d’euros investis dans le cinéma et les œuvres audiovisuelles depuis 2002), et continuer à incarner « la grande chaîne généraliste populaire de qualité, en s’adaptant au mieux à la nouvelle donne économique ».

La chaîne a précisé sa demande de revenir sur un certain nombre d’obligations, en matière de volume de diffusion de magazines d’information et de magazines politiques, mais aussi de programmes jeunesse. Pas question de remettre en cause, en particulier, la place de l’information ou des magazines « Reportages » et « Sept à huit » sur TF1, mais d’ « alléger des dispositions qui sont par leur nature trop rigides », a défendu Catherine Nayl, la directrice adjointe en charge de l’information.