"Dossiers tabous" : Christophe Deborsu et la fin de la Belgique

placeholder
© dr
Aurélie Moreau

Il succède à Defossé et évoque la flamandisation du pays. RTL-TVI, 19 h 45.

En choisissant d’aborder des "dossiers tabous" de manière frontale, RTL s’était naturellement exposée aux critiques. A l’origine défendu par Jean-Claude Defossé, le premier numéro consacré à l’intégration avait à la fois séduit de nombreux téléspectateurs et suscité la polémique.

Après un second épisode sur la fraude fiscale, le journaliste (et ex-Ecolo) - victime d’un accident - aurait finalement renoncé à ces "dossiers" auxquels il a largement contribué.

L’ancien député ne disparaît pas pour autant des radars télé. Il sera "de temps en temps" invité sur le plateau de "C’est pas tous les jours dimanche", en tant que chroniqueur, aux côtés de Christophe Deborsu, a expliqué la direction du groupe RTL.

Un ton alarmiste

Avec ou sans inspecteur des "Travaux inutiles", l’émission reprend ce soir, dès 19h45. Ce nouveau numéro sera consacré au "plan flamand", indique Christophe Deborsu. Plan qui prévoit notamment "la flamandisation de la Belgique", reprend le journaliste titularisé aux "Dossiers tabous". "Une partie du Nord nous endort pour mieux nous rouler", souligne-t-il.

Avec Alain Diels (journaliste pour l’émission "Reporters", notamment), Christophe Deborsu évoque une facette politique - et peu flatteuse - de la communauté flamande. Sur un ton parfois alarmiste (et justifié ?), la chaîne explique dresser les contours d’une "stratégie" soutenue par une "partie significative" de la Flandre. Et prédit la fin de la Belgique pour… 2026 !

"Avec les plus grands témoins de ces trente dernières années qui divulguent des choses qu’ils n’ont jamais dites, avec des personnalités de l’ombre qui n’en sortent que pour nous, ‘Dossiers tabous’ révèle, ‘Dossiers tabous’ avertit : Belgique, mort programmée ?H . Attention, grand danger", surenchérit le groupe privé, par voie de communiqué.

Portrait nuancé ?

Parmi ces personnalités, citons l’ancien ministre-Président wallon Jean-Maurice Dehousse (PS), le ministre d’Etat Philippe Maystadt (PSC), le président du parti socialiste Elio Di Rupo, le ministre wallon des Travaux publics Maxime Prévot (CDH), l’ancien conseiller de Jean-Luc Dehaene, Eric Kirsh. Sans oublier le bourgmestre d’Anvers et président de la NVA, Bart de Wever.

Si le portrait - que dresse RTL de la Belgique, en toile de fond - se voulait nuancé et basé sur des faits incontestables, il renforce toutefois les représentations que se renvoient les deux communautés. Et notamment celle d’une Flandre condescendante et d’une Wallonie misérable.