Carole Tolila teste des sensations en immersion

Caroline Gourdin à Paris
Carole TOLILA
Carole TOLILA ©Ah Production

La journaliste copré- sente un nouveau magazine d’évasion familial sur France 4. Entretien. 


En matière de programmation, France 4 fait à nouveau preuve d’audace en exposant à 20h50, le jeudi, un magazine de découvertes et de divertissement.

Le premier numéro du Plein de sensations (deux étoiles), qui était consacré à l’Islande, à l’Europa Park en Allemagne et au Festival western de St-Tite au Québec, a rassemblé 276 000 curieux, soit 1,2 % du public. Un chiffre à rapporter à la moyenne d’audience de la chaîne : autour de 2 % de part de marché.

Ce nouveau rendez-vous familial, testé sur quatre numéros, dispose de quelques atouts. En particulier, le trio d’animateurs choisis par la société "Ah ! Productions" pour se prêter à une série d’aventures et de défis.

Donner des idées aux parents

Dans le prochain numéro, le danseur et mannequin Laurent Maistret se lancera dans la bataille de la Tomatina à Buñol (Espagne). L’humoriste Artus se promènera à Disneyland Paris et Carole Tolila, pétillante journaliste, nous fera découvrir le Grand Canyon. Au programme : balade en buggy ou croisière sur le Colorado.

"La volonté de ce magazine est de donner de bonnes idées de vacances aux parents et de faire en sorte que les enfants ne s’ennuient pas. Il y a à la fois de la découverte, de la carte postale, mais aussi du sport. On nous a mis au défi. J’ai dû faire une tyrolienne dans les airs au Canada, prendre un hélicoptère… Nous découvrons notre feuille de route sur l’iPad au moment du tournage. Je ne voulais pas savoir le programme à l’avance, pour rester vraie. J’ai juste demandé d’éviter ce qui me fait peur, comme de sauter dans le vide", confie Carole Tolila.

Au-delà du côté aventures, vous glissez également pas mal d’infos pratiques…

C’était une volonté de la chaîne de donner des chiffres, des repères géographiques, historiques… C’est un magazine qui allie le vécu en immersion et le côté "bons plans" des magazines de voyages. On donne des pistes d’activités à faire en famille, mais aussi des hébergements.

Vous êtes présentée comme animatrice et maman, pourquoi ?

J’ai été choisie parce que je suis journaliste et maman de deux enfants, Edgar, 4 ans, et Thelma, 9 mois. Je teste les activités en me demandant si elles sont adaptées aux petits. En allant voir des baleines à Tadoussac au Québec pour le quatrième numéro, diffusé en janvier, j’ai été surprise de voir des familles avec des poussettes faire quatre heures de bateau… Je mets en avant mon côté maman mais aussi mon côté trouillarde. Pour la première fois, je me suis fait filmer sur un manège à sensations à Efteling, tout ce que je déteste !

Comment avez-vous défini vos rôles ?

Nous essayons d’apporter des couleurs différentes selon nos personnalités. Artus amène une belle dose d’humour et Laurent Maistret n’a peur de rien. Et, pour une fois, c’est un homme qui porte la caution sexy ! Quant à moi, je pense être assez proche des gens, c’est ce qui m’intéresse. J’ai retrouvé ce que j’adore faire, le reportage en immersion. L’an dernier, pour "Les Maternelles" sur France 5, j’étais en charge d’une série, "Neuf mois à la maternité". J’ai suivi quelques mamans à Saint-Cloud. Et vécu des moments extrêmement forts. En plus, j’étais moi-même enceinte !

Vous coprésentez, en parallèle, "Silence, ça pousse" sur France 5, depuis septembre. Une belle rentrée !

"Silence, ça pousse", c’est une émission culte et autre facette de mon travail. Nous tournons trois émissions toutes les trois semaines, dans le Cotentin, dans le jardin de Stéphane Marie, et nous venons d’enregistrer des spéciales au Costa Rica. Nous avons, par ailleurs, monté une boîte de prod, Hôtel de ville productions, avec mon mari, Thomas Isle, qui présente "La Quotidienne" sur France 5. Nous avons vendu à "Elle Girl" (ex-"June"), chaîne du câble du groupe Lagardère, un programme court, "Flair", 40 modules de 3 minutes dans lesquels un petit chat joue le rôle de dénicheur de tendances. Avant, je faisais des portraits de femmes inspirantes pour "June". On me filmait en train d’exercer mon métier de journaliste reporter d’images (JRI). Comme la chaîne a changé de nom, je ne peux plus être un de leurs visages, mais nous avons gardé de bons contacts.