Virginie Efira, marraine du Télévie 2017: "Depuis toute petite, je suis confrontée à la maladie et à ce qu’on en fait de valeureux"

Après avoir participé à la soirée pendant des années, Virginie Efira en sera cette année la marraine. Entretien.

©Franck Castel/Wostok Press/Maxppp France, Angouleme 27/08/2016 French actress Virginie Efira poses during a photocall for the film "Victoria"during the 9th Francophone Angouleme Film Festival on August 24, 2016 in Angouleme, western France
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Thibault Van de Werve

C’est dans un bel hôtel que le rendez-vous était fixé afin de rencontrer Virginie Efira. De passage à Bruxelles, elle est la marraine de l’édition 2017 du Télévie dont l’ambition est de rivaliser avec le record établi l’an dernier de 10 141 650 euros de dons récoltés. L’actrice, qui a acquis la nationalité française depuis quelques mois et est établie à Paris, est par ailleurs déjà impliquée dans une association, le " Fonds Ariane ", du nom de sa tante décédée à l’âge de 23 ans d’une leucémie. Accepter la proposition de RTL était donc naturel, à ses yeux.

La proposition de parrainer le Télévie est venue de la direction de RTL, on suppose ?

Oui, c’est une proposition de RTL qui m’avait déjà été faite l’année dernière. Je l’avais refusée car je venais en Belgique la veille pour faire la promotion d’un film. Je trouvais ça un peu bizarre de faire la promo d’un film puis le Télévie le lendemain. Du coup, on me l’a reproposé cette année car ça ne coïncidait avec aucune autre promotion. J’ai déjà participé plein de fois au Télévie à différents postes, que ce soit les promesses de dons ou la grande soirée et je connais les gens qui le font. Il y a un lien. Puis, par rapport au cancer, et ça n’est malheureusement pas un argument propre à ma personne, tout le monde est touché par la maladie. J’ai une tante qui est décédée assez jeune et mes grands-parents ont créé un fonds. Depuis toute petite, je suis confrontée à la maladie et à ce qu’on en fait de valeureux. J’ai accompagné mes grands-parents dans diverses manifestations. Il y a peu de temps encore, j’ai présenté une soirée pour eux. Mon père est hématologue et ma belle-mère est dans la recherche en hématologie donc, je ne suis pas complètement éloignée de ce sujet.

Justement, ce rapport à la maladie, vous en parliez à la maison, on imagine. Il y a une bienveillance de votre part ? Une envie de connaissance ?

Je suis très touchée par des gens qui agissent, dans leur vie, leurs choix, de manière juste et humble sans en faire l’auto-promotion. C’est l’inverse de moi, marraine du Télévie, qui parle à vingt-cinq personnes en disant "je vais faire ci, je vais faire ça". Alors que, ce que je vais faire, ce n’est pas grand chose. Juste donner une voix supplémentaire à une grande cause. Mon père est quelqu’un qui a toujours travaillé dans le secteur public, qui n’a jamais pensé à travailler dans le privé et donc, la valorisation financière est très différente. Ce n’est pas l’argent qui le guide. Il ne m’a jamais confrontée à son humanisme, en me disant : "Tu sais, Virginie, ce que je fais, c’est plus important. Toi, tu joues". Jamais, il ne m’en parle. J’ai découvert sur internet qu’il avait reçu des prix pour l’accueil des réfugiés et leurs soins. Il est d’une grande discrétion à ce sujet.

Quelles sont les actions que vous entreprenez avec le "Fonds Ariane" ?

J’en ai entrepris pas mal, plus jeune. Ensuite, quand mon grand-père me le demandait. Ce n’est pas grand-chose, cela consistait surtout à animer des événements. L’an dernier, une amie a organisé une soirée à l’Ancienne Belgique. Je me suis demandé à quoi ça servait que j’y participe, puis j’ai vu que ça lui apporterait plus de visibilité, que plus de gens entendraient parler de sa soirée et qu’il y aurait, du coup, davantage d’argent récolté. C’est concret et je le comprends. Après, il ne faut pas participer à 10 000 événements, sinon ça n’a plus de sens.

L’implication de Virginie Efira - qui coécrit un scénario adapté du roman "Continuer" de Laurent Mauvignier avec Joachim Lafosse -, est totale. En plus de faire la promotion, la comédienne se chargera aussi de faire des sujets dans l’émission et qui, sait chantera peut-être avec Julien Doré ? Hypothèse à vérifier lors de la grande soirée du 23 avril.