La mise au ban des séropositifs: la "sérophobie" existe toujours

Caroline Gourdin
La mise au ban des séropositifs mise au jour
©Olivier Pirard

Les personnes atteintes du VIH sont (encore) victimes de discriminations. On ne meurt plus du sida en France aujourd’hui. Mais la "sérophobie" existe toujours. Dans leurs relations, dans le milieu professionnel ou médical, et même jusque dans la mort, les séropositifs sont encore mis à l’écart, placardisés, rejetés, stigmatisés. Et pourtant, si les thérapies actuelles permettent de vivre normalement avec le VIH, à condition de suivre son traitement (un cachet par jour, cinq jours par semaine) avec sérieux, c’est toujours le règne de la désinformation en matière de contamination. Le grand public ignore que le VIH ne s’attrape ni avec la salive ni avec la transpiration, mais uniquement par voie sexuelle et sanguine. Qui sait, par ailleurs, qu’au-delà de six mois de traitement, le virus ne sort pas de sa cellule, ne se réplique pas, écartant ainsi toute possibilité de transmission ?

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...