Thierry Hellin, la voie de la poésie

Chaque jour, avant 13 heures, le comédien lit un poème dans "Entrez sans frapper". A découvrir sur La Première , à 12 h 59.

Thierry Hellin, la voie de la poésie
Chaque jour, avant 13 heures, le comédien lit un poème dans "Entrez sans frapper". A découvrir sur La Première , à 12 h 59.

Une voix posée, chaude et grave, qui vous chavire et vous emporte, chaque jour, juste avant le coup de 13 heures, et son décompte des morts. Une valse de mots, cette fois, de vers, de quatrains, signés Pessoa ( " Lorsque le printemps sera, si je suis déjà mort…" ), Baudelaire ( " Il faut toujours être ivre, tout est là" ), Houellebecq ( " Il existe au milieu du temps, la possibilité d’une île ") ou Martha Medeiros ( " Il meurt lentement, celui qui ne voyage pas" )... Ou encore Germain Nouveau, Paul Verlaine, Robert Desnos, Sylvia Plath… On voudrait les citer tous, les lire et les relire tant ils nous enivrent, mais l’heure est à l’écoute, celle du poème que nous livre Thierry Hellin, notre Édouard Baer à nous, sur La Première. Pour un peu de hauteur, de profondeur, d’espace. Une respiration indispensable à l’heure du confinement. Du studio qu’il a improvisé, dans sa maison d’Archennes, le comédien, bien connu des amateurs de théâtre, nous parle de cette nouvelle expérience pour lui.

Comment est née cette initiative ?

C’est une idée de Jérôme Collin, dont j’ai interprété l’adaptation du roman Le Champ de bataille, au Poche. Il m’a envoyé un message, au début du confinement, pour me proposer une minute de poésie quotidienne. J’ai tout de suite accepté, sachant mon ignorance dans tout ce qui a trait à la poésie. Cela m’a permis une occupation, une découverte.

Comment choisissez-vous les poètes que vous allez interpréter ?

Tous les matins, je me plonge dans la poésie. Je lis beaucoup. Je n’étais pas érudit en cette matière, alors je ressors les vieux bouquins, qui traînent dans les bibliothèques. Je relis les poètes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. J’essaie aussi de choisir un maximum de poètes contemporains. Je réalise, par ailleurs, que beaucoup d’hommes ont écrit, et parfois des textes très machistes. J’écarte donc ceux où la femme est traitée en tant qu’objet, car de vraies notions de pouvoir telles que " tu es ma petite, ma chose…" se glissent à...

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