Des audiences en belle hausse pour DH Radio qui franchit un nouveau cap, Nostalgie toujours leader

Nostalgie conserve son leadership devant VivaCité. Bel RTL retrouve des couleurs et La Première progresse.

Des audiences en belle hausse pour DH Radio qui franchit un nouveau cap, Nostalgie toujours leader
© BAUWERAERTS DIDIER
Charles Van dievort

Les audiences radios ont été dévoilées ce vendredi midi. Sans surprise, Nostalgie conserve sa place de leader devant VivaCité. Bel RTL retrouve quelques couleurs en se classant troisième, devant Radio Contact et Classic 21. À noter également La Première qui progresse, tout comme DH Radio, station du groupe IPM.

DH Radio est à la hausse sur tous les indicateurs, qu’il s’agisse du nombre d’auditeurs ou de la durée d’écoute, les deux composantes qui déterminent le succès chiffré d’un émetteur. Avec 140 .000 auditeurs et un temps d’écoute en hausse de 130 à 140 minutes, dans le top toutes radios confondues du côté francophone, elle pèse désormais 1,7 % de part de marché sur les 12 ans et plus, soit une progression de 21,4%, et de 0,3 points de pourcentage. Une part de marché qui grimpe à 2,4 % si l’on se concentre sur les 18-44 ans, autrement dit, la cible commerciale. Autre preuve s’il en est du succès que remporte DH Radio : en un an, son nombre d’abonnés Facebook est passé de 22. 000 followers à 127. 000.

“Le format de DH Radio est unique, c’est une vraie musicale et une vraie radio d’information. Le succès vient de cette combinaison d’une offre musicale riche en découvertes et d’un des meilleurs programmes d’information” , se félicite François le Hodey, CEO d’IPM Group qui, outre DH Radio, rassemble la DH, La Libre Belgique, L’Avenir, Paris Match, Moustique et Le Courrier International.

Directeur de DH Radio, Philippe Deraymaeker a le sourire. “L’année n’a été facile pour personne, on pouvait craindre qu’avec le télétravail et le nombre moindre de personnes allant au boulot, cela provoquerait une perte d’audience radio au profit de la télé, dit-il. Visiblement cela n’a pas été le cas puisque de nombreux nouveaux auditeurs et auditrices nous ont rejoints. Ça donne le sourire et la pêche.”

Cette progression est une belle récompense pour le travail accompli par ses équipes souligne-t-il. “Une radio c’est de l’info, de la musique, du marketing, de la technique… c’est un tout. C’est un métier passionnant qui demande des prises de décisions parfois basées sur des chiffres, souvent sur de l’intuition”, explique celui qui fêtera bientôt ses 40 ans d’activité sur les ondes puisqu’il a débuté en février 1982 . “Quand nous avons reformaté DH Radio au printemps 2015, nous sommes repartis d’une page blanche. Notre premier but était de respecter notre promesse aux auditeurs : “le plaisir de la musique, l’essentiel de l’info”. Et nous avons gardé le cap : être une radio musicale qui diffuse plus de musique qu’une généraliste – et même que certaines musicales – et plus d’infos qu’une musicale “classique”. C’est difficile et lent, le marché radio est plus basé sur les habitudes que la télé, mais la constance porte ses fruits.”

DH Radio propose bien plus d’infos que les autres stations musicales et n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Depuis le 19 avril, un nouveau rendez-vous s’est invité dans la matinale, en direct à 7 h 30 : “Il faut qu’on parle” , présenté par Maxime Binet, ex-RTBF et LN24. Il s’agit d’un entretien de 5 minutes, nerveux donc, d’une personnalité qui fait l’actualité. “Des politiques mais pas que, insiste Philippe Deraymaeker. Nous nous intéresserons beaucoup aux initiatives citoyennes et aux acteurs de la société civile. Nous avons aussi commencé à sortir du confort de notre studio pour aller à la rencontre de ceux qui font, qui vivent l’actu. Jeudi nous étions aux soins intensifs à Liège avec le docteur Philippe Devos, par exemple . Et notre volonté est d’aller sur le terrain de manière régulière, une fois par semaine. C’est très motivant d’être sur le terrain et de voir l’humain derrière le sujet d’actu.” “Il faut qu’on parle” est aussi à découvrir sur les sites dh.be et lalibre.be. Ce matin, Maxime Binet y recevait Georges-Louis Bouchez . Et bénéficie d’un after sur les réseaux sociaux.


L’autre ingrédient du succès de DH Radio, c’est la musique. En particulier, un engagement affiché auprès des artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La station n’a pas attendu la crise sanitaire pour les mettre en avant. Dans sa programmation quotidienne, ils représentent 15 % de ce qui est diffusé . “Nous proposons aussi une découverte chaque semaine avec interview radio et vidéo , ajoute le directeur de la station. Et nous avons lancé au début du printemps une heure 100 % belge, ‘L’heure belge’, entre 19h et 20h du lundi au vendredi.”

“Et ce n’est qu’un début", précise Philippe Deraymaeker qui a dans ses cartons un rendez-vous musical live mensuel à venir prochainement. “Nous avons toujours eu des talents mais ils n’étaient pas assez exposés et les exemples d’artistes obligés de passer par Paris pour se faire connaître sont nombreux. Les choses ont changé. Le niveau de qualité des productions belges n’a rien à envier à d’autres…. nous faisons aussi bien, si pas mieux. Nous devons être plus chauvins !”

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