L'Avenir présente son nouveau look : "Ce qui change, c’est le coup d’œil"

Le quotidien "L’Avenir" lance une nouvelle maquette ce mardi. Un petit coup de frais sans changer d’ADN.

L'Avenir présente son nouveau look : "Ce qui change, c’est le coup d’œil"

Après avoir travaillé en tant que journaliste, chef de service, rédacteur en chef adjoint chez Sudpresse, occupé le même poste à La Dernière Heure/Les Sports, Thierry Remacle est devenu le 1er avril dernier rédacteur en chef du quotidien L’Avenir (propriété du groupe IPM qui détient également La Libre Belgique, La Dernière Heure/Les Sports et DH Radio, NdlR). Deux mois plus tard tout pile, le quotidien lance une nouvelle maquette ce mardi. Rencontre avant le lifting.

Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce nouveau poste ?

C’est un beau défi. Je suis Namurois. Forcément, ce journal m’accompagne depuis toujours, bien avant d’être journaliste. C’était le journal qui se trouvait sur la table du salon à la maison, m’a donné envie de faire ce métier. Je regardais les comptes rendus sportifs et au fur et à mesure j’ai lu d’autres choses aussi. J’ai aussi une bonne connaissance des différentes éditions régionales de par mon parcours, notamment chez Rossel. Cela fait deux mois que je suis aux manettes de l’équipe. Je n’ai pas encore mis les mains dans le contenu, car je prends d’abord contact avec les journalistes. Le Covid n’aide pas. Et puis, la maquette nous a bien occupés ces dernières semaines.

Ce lancement de la nouvelle maquette était-il prévu de longue date ?

Il est né il y a un peu plus d’un an. Il était question d’accoucher d’une nouvelle maquette fin mars 2020. La crise sanitaire y a mis un coup d’arrêt. L’achat du quotidien par le groupe IPM a permis de relancer le dossier. On a redessiné la maquette, donné un coup de frais et de modernité, mais sans révolutionner le produit, car on ne voulait pas bousculer le lecteur. On a plus de 90 % d’abonnés. On sait que lorsqu’on bouscule les lecteurs, on en perd en route lors de la transition. On voulait éviter cela. On a associé certains abonnés aux travaux autour de la nouvelle maquette. Ils ont validé les changements les plus notables.

Qu’est-ce qui change concrètement ?

Les sections ne changent pas. Tout reste en l’état. Ce qui change, c’est le coup d’œil. On a essayé d’aérer les pages, il y a une meilleure visibilité. Ça se joue sur l’interlignage, les caractères un poil plus grands, un peu plus modernes, on accorde une plus grande place aux photos. On a revu, aussi, la une. On a voulu la simplifier et la rendre très malléable pour les équipes afin de pouvoir réaliser neuf unes très régionalisées chaque matin. Sans oublier le nouveau code couleur.

Vous avez mandaté un studio de graphisme parisien pour s’occuper de ce "ravalement". Pourquoi eux ?

C’est le studio Rampazzo & Associés. Ils avaient redessiné Libération, Le JDD, Paris Match, Le Point, Le Temps en Suisse. Ils ont une vraie expertise dans le métier. On est aussi en train de préparer une nouvelle maquette pour le JDE (Journal des enfants, NdlR) prévue fin août.

Des grèves, des restructurations… Les dernières années ont été compliquées pour la rédaction de "L’Avenir" avant le rachat et votre arrivée. Comment se passe votre intégration ?

J’arrive dans des équipes qui sont presque meurtries et pas encore remises de ce qu’elles ont subi ces dernières années. Il y a eu le plan social, l’absence de management pendant un peu plus d’un an. Certains ont fait le job pour sauver les meubles, mais ça n’a pas été simple. Je débarque avec ce besoin de renouer la confiance, essayer de tourner la page sans oublier ce qui s’est passé pour eux. Je me positionne comme un partenaire, pour mener un cap, fixer les priorités, mais je ne me mets pas au-dessus de tout le monde. On construit ensemble ce journal avec comme priorité le lecteur. Qu’on aille de l’avant et qu’on travaille notamment pour rattraper notre retard sur le digital. Nous avons un nouveau site internet dans les cartons pour fin septembre, début octobre. On va revoir tout le site pour le moderniser, l’aérer et le rendre un peu plus maniable pour l’internaute.

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