"Y'a pas école, on révise": réviser le CEB de façon ludique

Gwenaelle Dekegeleer propose aux élèves de 6e primaire de s’entraîner en vue de l’épreuve de fin d’année.

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© BELGA

Créée l’année dernière, lors du premier confinement, Y’a pas école, on révise a fait son petit bonhomme de chemin. Proposée de façon hebdomadaire, l’émission consacre deux de ses numéros aux révisions du Certificat d’études de base (CEB), document permettant aux élèves de 6e primaire d’accéder à l’enseignement secondaire. La première partie a été diffusée le 9 juin dernier (et est à revoir sur Auvio). La seconde est à retrouver le 16 juin prochain sur Ouftivi.

Comme pour l’ensemble de la saison, la RTBF travaille avec la Fédération Wallonie-Bruxelles Enseignement qui fournit le contenu de Y’a pas école, on révise. Gwenaelle Dekegeleer, présentatrice de l’émission, le propose ensuite de manière ludique et détendue aux jeunes téléspectateurs. "Cela fait maintenant plus d’un an qu’on collabore avec la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle nous donne les matières à traiter, celles qui sont les plus compliquées à assimiler selon des inspecteurs qui se chargent de les identifier", explique la présentatrice. "Ces matières sont basées sur la circulaire envoyée aux instituteurs pour préparer leurs élèves au CEB. On a, par exemple, une révision d’Histoire qui reprend les cinq grandes période s conventionnelles de l’Histoire et leurs dates."

Gwenaelle, vous souvenez-vous de votre propre examen du CEB ?

"Moi, je n’ai pas connu le CEB mais les examens interdiocésains (ils ont disparu en 2009 pour laisser place au CEB, NdlR.). Je me souviens qu’on avait congé l’après-midi pour se préparer aux examens. Mais, avec ma sœur jumelle, on faisait tout, sauf étudier ! (rires) On en profitait pour s’amuser."

Dans Y’a pas école, on révise, vous vous adressez aux enfants de 6 à 12 ans (les révisions du CEB, elles, ne s’adressent qu’aux élèves de 6e primaire, NdlR.). N’est-ce pas un exercice difficile d’adapter son vocabulaire à un aussi jeune public ?

"C’est compliqué parce que la tranche d’âge est large. On ne parle pas à un enfant de 6 ans comme on parle à un autre de 12 ans. Ce que j’essaye de faire, c’est d’être la plus concrète possible, en essayant d’imager un maximum ce que je raconte et sans utiliser un ton infantilisant mais explicatif. À la différence de l’école, où les professeurs expliquent leur matière sur plusieurs heures, ici on a cinq minutes de télé pour faire un petit récapitulatif du sujet."

Vous souhaitez faire la distinction entre votre rôle et celui d’une institutrice.

"Oui, il ne faut pas oublier que je ne suis pas une institutrice. Je suis une journaliste qui aide les plus jeunes à réviser en rendant la matière attractive. Et, de la même manière, je viens en soutien aux parents. C’est assez gai de pouvoir s’impliquer dans l’apprentissage d’un enfant. Mais, 30 minutes d’émission par semaine ne remplaceront jamais l’école."

Le 23 juin, c’est le dernier numéro Y’a pas école on révise de la saison. Qu’allez-vous y raconter ?

"On ne parlera plus du CEB car celui-ci sera terminé. Par contre, puisque ce sera le dernier numéro de la saison, on va faire la fête ! On a eu l’autorisation de tourner l’émission à l’école Claire Joie d’Etterbeek. C’est la première fois qu’on sort du studio. On va aller à la rencontre d’une classe de troisième et quatrième primaires. Les élèves vont présenter l’émission, se frotter à une chorégraphie et m’imposer les révisions. Un dernier numéro à ne surtout pas rater !"

Note: Y’a pas école, on révise, tous les mercredis à 15 heures sur Ouftivi et en rediffusion tous les samedis à 12 h 30. Également disponible sur Auvio.