Narbonne, fille aînée de Rome

Narbonne, la seconde Rome. Arte, samedi 20h50

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© MC4

Ce documentaire d’une heure et demie pourrait séduire les amateurs de fouilles à tâtons, les férus de Rome antique et les touristes de passage à Narbonne, sur la côte méditerranéenne, en France.

Alors que les ruines actuelles ne le laissent rien présager de son rayonnement au Ier siècle avant J.-C., Narbonne fut l’une des plus grandes métropoles de l’Empire romain en Gaule au point d’être surnommée "la seconde Rome".

Colonisée par les Romains, Narbo Martius était considérée comme la fille aînée de Rome et se voulait l’égale en Gaule romanisée de la capitale de l’empire. Les monuments n’y étaient pas aussi nombreux, mais ils étaient décrits comme de même facture et de grande opulence par les auteurs de l’époque qui ne manquaient pas de la glorifier.

Vingt ans de fouilles

Fondée en 118 avant Jésus Christ, Narbo Martius semblait considérée comme le second port romain en Méditerranée occidentale. Sur ces rivages arrivaient des marchandises du monde entier. Il aura fallu mener des fouilles durant une vingtaine d’années dans le sous-sol et les environs de la cité pour exhumer amphithéâtre, entrepôts souterrains, "douanes", exploitations viticoles, installations portuaires sur le site de Port-la-Nautique, ainsi qu’une luxueuse villa impériale ornée de fresques, la maison à portique typique de la période augustinienne.

Les reconstitutions en images de synthèses permettent de mieux visualiser l’ensemble. Tandis qu’historiens et archéologues l’enrichissent de leurs découvertes et connaissances sur le quotidien de cette métropole antique qui a rayonné pendant plus de trois siècles sur le monde méditerranéen.

Mais pour les archéologues, la découverte d’une immense nécropole en 2019 sur un terrain vague dans la périphérie sud de Narbonne est une mine d’informations. Selon eux, ce site daté du Ier au IIIe siècle de notre ère représente un intérêt majeur pour l’observation des structures et de l’organisation funéraires.

Avec ses 1 500 tombes, il est présenté comme la plus importante nécropole antique fouillée en France. Du fait de son état de conservation exceptionnel, ce site de 2 000 m² est aujourd’hui considéré comme un site de référence pour l’étude des pratiques funéraires antiques.