Les secrets des canaux de Paris, un patrimoine révélé

Les secrets des canaux de Paris, un patrimoine révélé: un documentaire à découvrir ce mardi à 22h45 sur La Une.

Les secrets des canaux de Paris, un patrimoine révélé

Cette balade fluviale au cœur de Paris ouvre de nouvelles perspectives aux touristes comme aux Parisiens. Illustré de reconstitutions en 3D, enrichi de témoignage d’architecte, d’archivistes… le documentaire d’Angèle Berland décline une riche histoire de la capitale à travers ses trois canaux, sources de rêveries, ouvrages d’art et de technologie.

Le Canal Saint-Denis, le Canal Saint-Martin et le Canal de l’Ourcq représentent 130 kilomètres de voie hydrauliques dans la capitale qui permettent de transporter l’eau et les marchandises. Au XIXe siècle, la population de Paris augmentait et l’eau potable venait à manquer. Les Parisiens burent l’eau de la Seine, mais elle était insalubre. À l’époque, Paris n’était pas équipée d’égouts et toutes les eaux polluées étaient rejetées dans la Seine. Redistribuées ainsi, elles frappaient la Ville de pollution et d’épidémies. Napoléon 1er, qui souhaitait améliorer les conditions de vie des habitants, a repris l’ancien projet architectural avec un objectif : apporter de l’eau aux Parisiens depuis les campagnes.

Le Canal de l’Ourcq est le plus important des trois canaux. Sur ses 96 kilomètres de long, il compte 6 écluses et 3 ponts mobiles. Pour diriger la voie d’eau vers Paris, il aura bien sûr fallu transformer les berges en voies navigables, mais également calculer la pente du canal.

Un chantier compliqué

Le bassin de la Villette est devenu le plus grand plan d’eau artificiel de Paris : 800 mètres de longueur et de 70 mètres de largeur. Il permet de relier le canal de l’Ourcq au canal Saint-Martin et de développer le transport fluvial. Lieu de rassemblement festif où se déroulent spectacles, concerts, et théâtre, il était à la fin du XIXe siècle le quatrième port français derrière Le Havre, Bordeaux et Marseille.

Réalisé à travers les habitations, le Canal Saint-Martin a demandé une certaine ingéniosité en raison du sous-sol parcouru de trous, de tunnels, de carrières et à cause du gypse qui, au contact de l’eau, devient une matière très savonneuse. Raconté avec clarté, ce savoir-faire insoupçonné ouvre le regard sur Paris, ses écluses, ses ponts tels que celui de la Rue de Crimée, joli pont levant à soulèvement hydraulique dans le XIXe arrondissement.

Un nouveau chantier du côté de Bastille est en cours. Le Port de l’Arsenal accueille 1 500 plaisanciers par an, en plein cœur de la capitale. Il sera aménagé pour que les promeneurs puissent prolonger leur fluide balade le long des quais.

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